Voici les histoires que l'on raconte la nuit devant les ruines des grands temples que l'on appelait usines.
Dans les usines, jour et nuit, nous travaillions pour créer les produits sacrés. Pour ce travail, nous recevions le talisman-argent que nous pouvions échanger contre les produits que nous mêmes fabriquions. Nous fabriquions toujours plus de produits que nous recevions de talismans. Par la suite, ils nous ont ordonné de fabriquer des produits automatiques qui fabriquent des produits. A la fin, tous les produits étaient fabriqués par des produits automatiques, eux même fabriqués par des produits automatiques. C'est ainsi que nous fûmes bannis des Usines Promises. Nous fûmes tous jetés de toutes les usines parce que toutes les usines se concentrèrent en un seul Capital Véritable. Le Capital Véritable privatisa toute l'eau, les mots, les êtres vivants. Une fois exclus de toutes les usines personne n'avait plus de talisman-argent pour acheter les produits sacrés. Comme personne ne pouvait les acheter, les produits sacrés s'accumulèrent derrière les murailles impénétrables des dépôts. A l'extérieur des murailles impénétrables des dépôts nous commencions à mourir et à nous dévorer. A l'intérieur des impénétrables murailles des dépôts, les produits finirent par pourrir ou par rouiller. Les produits automatiques qui fabriquaient des produits automatiques qui fabriquaient des produits se paralysèrent. Nous, travailleurs sans travail, commençâmes à nous consommer les uns les autres comme des produits. Il n'y avait aucun endroit pour chasser ou récolter comme en d'autres âges. Tous les terrains étaient de l'autre coté des murailles impénétrables des dépôts. Devant le temple fermé de l'unique Capital Véritable nous avons assisté au Sacrement. Ainsi, nous fûmes tous dévorés par Lui, les uns après les autres jusqu'au dernier nous nous sommes dévorés. Prenez et buvez, que ceci est mon sang. Prenez et mangez, que ceci est ma chair.
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Pour lire le texte original de Luis Britto Garcia c'est ici
14 déc. 2009
16 nov. 2009
La Colombie envahie

Quand les insurgés ont mis en fuite les occupants étrangers le 7 aout 1819 à Boyaca, cela marqua la date culminante de la Colombie. Le 3 Novembre 1903, quand les troupes des Etats-Unis ont envahi le Panama, et le 30 Octobre 2009, quand Uribe a signé la convention en vertu de laquelle les Etats-Unis envahissent le reste de la Colombie, cela dénote ses pires abimes. Sondons leur profondeur.
UN ENVAHISSEUR NARCOTRAFIQUANT LUTTE CONTRE LE NARCOTAFIC
Le paragraphe 1 de l’article III de cette convention, qui prétend que l’installation de bases se fait « conformément aux accords bilatéraux et multilatéraux auxquels la Colombie et les Etats-Unis sont sujets, en particulier ceux qui sont en rapport à la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme et sujets à l’ordre juridique de chacune des deux parties » est ridicule. C’est pour cela que des troupes des Etats-Unis occupent la Colombie, mais pas même un soldat colombien n’occupe les Etats-Unis, la plus grande puissance terroriste, trafiquante et consommatrice de drogues de la planète.
L’ENVAHISSEUR EN TERMINE AVEC L’ÉGALITÉ SOUVERAINE, L’INTEGRITÉ TERRITORIALE ET LA NON-INTERVENTION
Le paragraphe 4 de l’article III de cette convention, qui dispose qu’il devra s’accomplir « de façon à ce que soient respectés les principes d’égalité de souveraineté, d’intégrité territoriale et de non-intervention dans les affaires internes des autres Etats » est insolent. Tout ces principes sont violés quand un Etat en occupe un autre, déclarant ses troupes immunisés face aux lois du pays envahi, créant dans ce pays un réseau de communications autonomes, assujettissant le territoire de ce pays à un contrôle militaire, et menant à bien tout type d’opérations belliqueuses dans ce pays et contre les Etats limitrophes.
DES ENVAHISSEURS DOTÉS DE L’IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE
Le paragraphe 1 de l’article VIII précise que « la Colombie donnera au personnel des Etats-Unis et aux personnes en charge, les privilèges, exemptions et immunités qui sont données au personnel administratif et technique d’une mission diplomatique, comme indiqué dans la Convention de Vienne. » Mais, la Convention de Vienne se réfère spécifiquement au personnel administratif et technique de missions diplomatiques, et c’est une violation que de prétendre donner ces privilèges, exemptions et immunités à du personnel qui n’exerce pas de fonctions diplomatiques, mais militaires, et qui, selon l’article XV de la convention, porte des uniformes militaires et des armes.
DES ENVAHISSEURS SUSPECTÉS D’ACTIVITÉ CRIMINELLE
Au cas où il y avait encore des doutes, le paragraphe 3 de l’article VIII précise que « la Colombie garantie que ses autorités vérifieront, dans les plus brefs délais, le statut d’immunité du personnel des Etats-Unis et de leurs personnes à charge qui seraient suspectés d’activité criminelle en Colombie, et qu’elles les rendront aux autorités appropriées, diplomatiques ou militaires, des Etats-Unis, le plus rapidement possible ». Cette norme confirme que l’on cherche à garantir l’impunité pour les militaires étasuniens « suspectés d’une activité criminelle en Colombie ». Ce privilège viole l’égalité face à la Loi présente dans l’article 13 de la Constitution de ce pays, ainsi que la souveraineté de juridiction de ses tribunaux en les empêchant de pouvoir décider d’ « une activité criminelle en Colombie » et elle est à l’origine des délits commis par les envahisseurs. Mais il ne confère pas d’impunité similaire pour les militaires colombiens qui commettraient des délits aux Etats-Unis.
L'ENVAHISSEUR EMPLOIE LES ENVAHIS COMME GESTIONNAIRES
Selon l’article XIII, la Colombie assume le coût des services publiques requis par les envahisseurs, et selon l’article XIV « les Etats-Unis, le personnel des Etats-Unis, les sous-traitants des Etats-Unis et les employés des sous-traitants des Etats-Unis qui réalisent des activités dans le cadre du présent accord, recevront toute la collaboration nécessaire des autorités colombiennes pour les démarches, sans retard, et les processus administratifs ». Nous avons donc l’Etat de notre République Sœur qui est converti en gestionnaire des démarches administratives des forces d’occupation. De plus, dans l’article XX, il donne le droit aux Etats-Unis de créer un nouveau système de communication par radio et télévision « sans démarche ni concession de licence et sans aucun coût. »
L’ENVAHISSEUR S’APPROPRIE L’APPAREIL DE COMMUNICATION
Selon l’article XX, les Etats Unis peuvent créer leur propre système de communication en Colombie « sans démarche ni concession de licence et sans aucun coût. » Ainsi, « ils pourront mettre en place des stations satellitaires réceptrices pour la diffusion de radio et de télévision ». Donc, la Colombie cède son droit sur le spectre radioélectrique et les télécommunications, sur son territoire, et autorise les envahisseurs à créer un système de communication parallèle.
L’ENVAHISSEUR NE PAYE PAS D’IMPOTS
Selon le paragraphe 1 de l’article X, « la Colombie exonère les Etats Unis, et les sous-traitants des Etats-Unis, sauf les citoyens colombiens et les étrangers ayant une résidence permanente en Colombie, de tout les droits de douane, taxes, impôts et autres contributions qu’ils devraient payer en Colombie, pour l’importation, acquisition et utilisation de biens en Colombie, et sur les fonds qui sont utilisés en Colombie pour les activités effectuées en conformité avec le présent Accord. » Cette clause annihile la souveraineté tributaire de la Colombie, qui consiste en le droit inaliénable d’établir et de recevoir des impôts pour les activités économiques réalisées sur son propre territoire. Il faut signaler, honteusement, que l’infâme Traité contre la Double Imposition entre les Etats-Unis et le Venezuela dispose d‘ une clause similaire, d’abdication du pouvoir du Venezuela de recevoir des impôts des entreprises et citoyens étasuniens qui réalisent une activité économique dans notre pays. Sommes-nous donc un pays occupé ? Ou les Etats-Unis nous imposent-ils leur volonté sans avoir besoin de nous envahir ?
L’ENVAHISSEUR N’EST PAS SOUMIS AUX TRIBUNAUX
Selon l’article XXIV, s’il y a des désaccords sur l’application de la convention « les controverses ne seront soumises à aucune cour ou tribunal national ou international, ni à aucun organisme similaire, ni à des tierces parties, pour leur résolution, sauf en cas d’accord mutuel entre les parties. » A travers cet article, la Colombie renonce à son droit souverain de résoudre avec ses propres tribunaux les controverses sur les contrats d’intérêt public. Rappelons qu’une sentence du Tribunal Suprême du Venezuela annule la souveraineté juridictionnelle de notre pays en soutenant que les controverses sur nos contrats d’intérêt public peuvent être décidés par des tribunaux ou des organismes d’arbitrage étrangers, comme cela se passe dans le cas de EXXON. Sommes-nous donc un pays occupé ?
Ou certaines autorités nous considèrent comme un pays occupé ? Décidons-le.
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Cette article a été traduit avec l'autorisation de Luis Britto Garcia.
L'article original se trouve ici
Merci de me contacter pour toute proposition d'amélioration de la traduction.
R.V.
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28 sept. 2009
Instituts d'Etudes Latino-américains et cercles de pensée

1
Nos pays s'ignorent les uns les autres car on leur enseigne à s'ignorer. Comme l'a justement signalé José Martí: "Connaitre c'est résoudre. Connaitre le pays, et le gouverner en fonction de ces connaissances, est l'unique façon de le délivrer des tyrannies. L'université d'Europe doit laisser sa place à l'université d'Amérique. L'histoire de l'Amérique, des incas jusqu'à aujourd'hui, doit être enseignée sur le bout des doigts, même si pour cela on n’enseigne pas l'histoire de Grèce. Notre Grèce est préférable à la Grèce qui n'est pas à nous. Elle nous est plus nécessaire!"
2
Pour cela, il est indispensable de créer et maintenir un réseau efficace d'instituts d'études d'Amérique Latine et des Caraïbes. D'autre part, j'ai déjà souligné que c'est dans notre région qu'il y a le moins de possibilités pour l'étude de Notre Amérique. Il y a à peine une vingtaine d'instituts spécialisés dans ce thème dignes de ce nom : le Centre d'Etudes Latino-Américaines Rómulo Gallegos, l'Institut d'Etudes Hispano-américaines de l'Université Centrale et l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine de l'Université Simon Bolívar au Venezuela; Le Centre de Coordination et de Diffusion d'Etudes Latino-Américaines de l'Université Autonome de Mexico; la Fondation Getulio Vargas du Brésil, l'Institut National d'Anthropologie et de Pensée Latino-Américaine de Buenos Aires, l'Institut d'Etudes Interaméricaines de l’ Université Catholique d'Equateur, le Centre d'Etudes de l'Amérique, le Centre de Recherche des Caraïbes et la Maison des Amériques à Cuba. Mais de manière générale il n'y a pas, ni dans nos universités, ni dans nos organismes régionaux, de programmes multidisciplinaires permanents qui l'étudie dans son ensemble. À l'inverse, aux Etats-Unis, il y a plus de 200 instituts d'études latino-américains, et le National Directory of Latin Americanist reçoit plus de 3000 étudiants de la région. Il y a un demi-millier de spécialistes en matière d'Amérique Latine en Europe selon les registres bibliographiques compilés par Adrián Van Oss. Il y a en Espagne 5 instituts de première importance consacrés à l'Amérique Latine, 3 en France, 6 en Angleterre, 8 en Italie, 10 en Allemagne, 6 au Japon. Ce sont des données qui datent de plusieurs décades, les chiffres ont du augmenter d'un tiers minimum. L'Amérique Latine et les Caraïbes semblent être un objet d'études primordial pour tout le monde, sauf pour nous.
3
Nos pays s'ignorent les uns les autres car on leur enseigne à s'ignorer. Comme l'a justement signalé José Martí: "Connaitre c'est résoudre. Connaitre le pays, et le gouverner en fonction de ces connaissances, est l'unique façon de le délivrer des tyrannies. L'université d'Europe doit laisser sa place à l'université d'Amérique. L'histoire de l'Amérique, des incas jusqu'à aujourd'hui, doit être enseignée sur le bout des doigts, même si pour cela on n’enseigne pas l'histoire de Grèce. Notre Grèce est préférable à la Grèce qui n'est pas à nous. Elle nous est plus nécessaire!"
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Pour cela, il est indispensable de créer et maintenir un réseau efficace d'instituts d'études d'Amérique Latine et des Caraïbes. D'autre part, j'ai déjà souligné que c'est dans notre région qu'il y a le moins de possibilités pour l'étude de Notre Amérique. Il y a à peine une vingtaine d'instituts spécialisés dans ce thème dignes de ce nom : le Centre d'Etudes Latino-Américaines Rómulo Gallegos, l'Institut d'Etudes Hispano-américaines de l'Université Centrale et l'Institut des Hautes Etudes d'Amérique Latine de l'Université Simon Bolívar au Venezuela; Le Centre de Coordination et de Diffusion d'Etudes Latino-Américaines de l'Université Autonome de Mexico; la Fondation Getulio Vargas du Brésil, l'Institut National d'Anthropologie et de Pensée Latino-Américaine de Buenos Aires, l'Institut d'Etudes Interaméricaines de l’ Université Catholique d'Equateur, le Centre d'Etudes de l'Amérique, le Centre de Recherche des Caraïbes et la Maison des Amériques à Cuba. Mais de manière générale il n'y a pas, ni dans nos universités, ni dans nos organismes régionaux, de programmes multidisciplinaires permanents qui l'étudie dans son ensemble. À l'inverse, aux Etats-Unis, il y a plus de 200 instituts d'études latino-américains, et le National Directory of Latin Americanist reçoit plus de 3000 étudiants de la région. Il y a un demi-millier de spécialistes en matière d'Amérique Latine en Europe selon les registres bibliographiques compilés par Adrián Van Oss. Il y a en Espagne 5 instituts de première importance consacrés à l'Amérique Latine, 3 en France, 6 en Angleterre, 8 en Italie, 10 en Allemagne, 6 au Japon. Ce sont des données qui datent de plusieurs décades, les chiffres ont du augmenter d'un tiers minimum. L'Amérique Latine et les Caraïbes semblent être un objet d'études primordial pour tout le monde, sauf pour nous.
3
La survie culturelle - qui est, au final, survie politique et économique - de nos pays requiert que dans chacun d'eux il y ait au moins un institut culturel d'études latino-américaines de portée continentale, et un institut académique, qui coordonnent les études de spécialisation en la matière, les 2 avec des programmes de recherche systématiques sur la région et avec des publications et des activités, en relation continue d'échange, de diffusion et d'appui mutuel avec les entités similaires dans la zone et dans le monde. Seulement ainsi nous cesserons de nous ignorer, de nous détacher et de laisser aux autres les connaissances de tout ce qui nous concerne
4
De la même manière qu'il y a un manque d'instituts d'études sur l'Amérique Latine et les Caraïbes, il ressort aussi dans la région une pénurie relative de groupes d'études interdisciplinaires dédiés à l'analyse de problèmes spécifiques de la région ou sur le développement de politiques à long terme qui lui soient applicables: ce que les anglo-saxons appellent "Think Tanks" ou « cercles de pensée ». La revue Foreign Policy du 13-01-2009 dans son étude “The Think Tanks and Civil Societies Program 2008: The Global Go-To Think Tanks. The Leading Public Policy Research Organizations In The World”, fait ressortir le fait qu'aux Etats-Unis il y a 1777 instituts de la sorte en fonctionnement, 283 en Angleterre, 186 en Allemagne, 165 en France, 121 en Inde, 107 en Russie, 105 au Japon, 94 au Canada et 87 en Italie, et curieusement il précise qu'il y a 122 centres en Argentine mais ne fournit aucune donnée en ce qui concerne le reste de l'Amérique latine et des Caraïbes, en oubliant de mentionner, entre autres, la prestigieuse Fondation Getulio Vargas du Brésil. Il existe 5467 instituts de la sorte dans le monde; la grande majorité aux Etats-Unis; rien qu'à Washington il y en a 350, plus que dans n'importe quel autre pays au monde. Entre eux figurent les influentes Rand Corporation, Heritage Foundation, Cato Institute, Human Right´s Watch et Center for American Progress, toutes avec de généreuses dotations multimillionnaires (http://www.foreignpolicy.com/story/cms.php?story_id=4598).
5
Du fait de leur capacité à inspirer des politiques et à former les hommes pour les mettre en œuvre, les cercles de pensée ont été surnommés “governments in waiting” (gouvernements en attente). De ces cercles ont surgi des directrices comme les Rapports du Comité de Santa Fe ou ceux du "Nouveau Siècle Américain". James McGann a compilé un catalogue de ces instituts, où il signale que 538 d'entre eux sont en Amérique Latine et aux Caraïbes, entre autres le Conseil Argentin pour les Relations Internationales (Argentine); La Faculté latino-américaine de Sciences Sociales (Costa Rica); Liberté et Développement (Chili); Le Centre d'Etudes Publiques (Chili); le Centre de Mise en Place de Politiques Publiques pour l'Equité et la Croissance (Argentine) (McGann, 2009). La majorité d'entre eux opère dans le Cono Sur; et sont probablement conservateurs. En 2008 a commencé à fonctionner au sein de la Fondation Institut d'Etudes Avancées (IDEA) du Venezuela un centre de Recherches Théoriques (CENIT) destiné aux études interdisciplinaires pour la coordination entre les politiques de recherche es sciences exactes et des sciences sociales. Une fois de plus, la disproportion entre les instituts qui travaillent dans notre région et ceux qui opèrent aux Etats-Unis est évidente. L'Amérique Latine et les Caraïbes doivent multiplier les institutions interdisciplinaires qui peuvent générer de nouvelles idées et de nouveaux projets pour son complexe avenir. C’est en pensant au futur que nous pouvons le controler.
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Liste en espagnol des instituts mentionnés :
Centro de Estudios Latinoamericanos Rómulo Gallegos (Venezuela)
Instituto de Estudios Hispanoamericanos de la Universidad Central (Venezuela)
Instituto de Altos Estudios de América Latina de la Universidad Simón Bolívar (Venezuela)
Centro Coordinador y Difusor de Estudios Latinoamericanos de la Universidad Nacional Autónoma de México (Mexique)
la Fundaçao Getulio Vargas (Brésil)
Instituto Nacional de Antropología y Pensamiento Latinoamericano de Buenos Aires (Argentine)
Instituto de Estudios Interamericanos de la Pontificia Universidad Católica (Equateur)
Centro de Estudios de América (Cuba)
Centro de Investigaciones del Caribe (Cuba)
Casa de las América (Cuba)
Consejo Argentino para las Relaciones Internacionales (Argentine)
Facultad Latinoamericana de Ciencias Sociales (Costa Rica)
Libertad y Desarrollo (Chili)
Centro de Estudios Públicos (Chili)
Centro de Implementación de Políticas Públicas para la Equidad y el Crecimiento (Argentine)
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Article original : ici
Traduit par R.V. avec l'autorisation de Luis Britto Garcia
Me contacter pour d'éventuelles améliorations de la traduction
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21 sept. 2009
La Science que nous voulons

1.
Quels scientifiques voulons-nous? Que science voulons-nous? C'est une question aussi basique et difficile que de nous demander quelle vie nous souhaitons. Mais peut-être est-ce la même question ? Nous aspirons à une existence infinie qui embrasse tout; nous sommes condamnés à une autre existence, transitoire et confinée à des options limitées. Notre choix d'un projet de vie ou de science est déterminé par les modèles que nous souhaiterions imiter, mais aussi par nos capacités, l'environnement, les opportunités et les biens dont nous disposons.
2.
Kant affirme que l'Histoire est le processus de réalisation de la potentialité de l'homme. Je veux tous les scientifiques et toute la science que nous pourrions avoir. La connaissance nous constitue en tant qu'êtres humains. Nous voulons une société la plus humaine possible, dans laquelle la majorité des habitants et des ressources soient dédiés à la connaissance. Le problème du chercheur, ou de celui qui met en place une politique scientifique, est similaire au problème auquel l'économiste fait face: établir la relation optimale entre les besoins et les biens avec lesquels ces besoins peuvent être satisfaits. Les nécessités économiques sont potentiellement infinies. C'est aussi le cas des problèmes à élucider pour la science. Cela requiert l'établissement d'une hiérarchie aussi bien entre les nécessités qu'entre les biens.
3.
La Science ne se produit pas dans le vide. La société met à disposition du scientifique du temps pour ses travaux, des instruments, des récompenses. Mais même le chercheur fait face à une restriction des options. Il ne peut pas choisir toutes les disciplines à la fois. A l'intérieur d'une discipline il ne peut pas non plus traiter toutes les spécialités ni tous les problèmes. Le problème de la relation entre fins et moyens est partagé par tous les chercheurs et toutes les sociétés. Comment les sociétés établissent-elles cette relation? Sur ce sujet Oscar Varsavsky signale que "il n'est pas possible d'avoir une politique éducative cohérente - universitaire ou non - si ce n'est dans le cadre de référence d'un Projet National à long terme, avec des caractéristiques idéologiques et des objectifs concrets bien définis (Hacia una política científica nacional 2006,64). Les projets nationaux régissent les politiques éducatives et scientifiques dans la mesure qu'ils déterminent l'assignation des ressources.
4.
Quels scientifiques voulons-nous? Que science voulons-nous? C'est une question aussi basique et difficile que de nous demander quelle vie nous souhaitons. Mais peut-être est-ce la même question ? Nous aspirons à une existence infinie qui embrasse tout; nous sommes condamnés à une autre existence, transitoire et confinée à des options limitées. Notre choix d'un projet de vie ou de science est déterminé par les modèles que nous souhaiterions imiter, mais aussi par nos capacités, l'environnement, les opportunités et les biens dont nous disposons.
2.
Kant affirme que l'Histoire est le processus de réalisation de la potentialité de l'homme. Je veux tous les scientifiques et toute la science que nous pourrions avoir. La connaissance nous constitue en tant qu'êtres humains. Nous voulons une société la plus humaine possible, dans laquelle la majorité des habitants et des ressources soient dédiés à la connaissance. Le problème du chercheur, ou de celui qui met en place une politique scientifique, est similaire au problème auquel l'économiste fait face: établir la relation optimale entre les besoins et les biens avec lesquels ces besoins peuvent être satisfaits. Les nécessités économiques sont potentiellement infinies. C'est aussi le cas des problèmes à élucider pour la science. Cela requiert l'établissement d'une hiérarchie aussi bien entre les nécessités qu'entre les biens.
3.
La Science ne se produit pas dans le vide. La société met à disposition du scientifique du temps pour ses travaux, des instruments, des récompenses. Mais même le chercheur fait face à une restriction des options. Il ne peut pas choisir toutes les disciplines à la fois. A l'intérieur d'une discipline il ne peut pas non plus traiter toutes les spécialités ni tous les problèmes. Le problème de la relation entre fins et moyens est partagé par tous les chercheurs et toutes les sociétés. Comment les sociétés établissent-elles cette relation? Sur ce sujet Oscar Varsavsky signale que "il n'est pas possible d'avoir une politique éducative cohérente - universitaire ou non - si ce n'est dans le cadre de référence d'un Projet National à long terme, avec des caractéristiques idéologiques et des objectifs concrets bien définis (Hacia una política científica nacional 2006,64). Les projets nationaux régissent les politiques éducatives et scientifiques dans la mesure qu'ils déterminent l'assignation des ressources.
4.
De telles politiques devraient comprendre la préservation et la conservation de la connaissance et de ceux qui la créent. Elles devraient inclure des normes pour protéger les savoirs traditionnels accumulés et les codes génétiques des espèces endogènes face aux brevets et aux intérêts étrangers. Elles devraient stimuler les scientifiques formés dans le pays à poursuivre leur carrière ici. Carlos Lage affirme que "Un million de scientifiques et de professionnels formés en Amérique Latine, pour un coût de 30 milliards de dollars, vivent aujourd'hui dans les pays développés et nous devons payer pour leurs innovations et apports scientifiques, ou nous en passer." (Lage 1999, cit. por Martínez Enríquez, “La globalización neoliberal y la libertad de movimiento: paradojas conceptuales y prácticas” 2006, 145)
5.
L'Amérique Latine et les Caraïbes sont loin d'appliquer toutes leurs capacités de recherche scientifique de manière optimale pour répondre à leurs problèmes les plus urgents. Une malédiction semble éloigner l'impartialité scientifique de la pauvreté humaine. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) informe qu'actuellement seulement 10% des dépenses totales en recherche et développement de médicaments est dirigé aux maladies des 90% de la population la plus pauvre. (PNUD 2003,12). Jean Ziegler note que les pays du Tiers Monde, qui représentent 85% de la population de la planète, représentent seulement 25% du marché pharmaceutique. Il ajoute qu'entre 1975 et 1996 les grands laboratoires pharmaceutiques ont développé 1223 nouvelles molécules, dont seulement 11 sont applicables au traitement de maladies tropicales. Une telle négligence est d'autant plus nocive que des maladies comme le paludisme, la tuberculose, la maladie du sommeil et la fièvre noire, qui avaient quasiment disparu entre 1970 et 1980 grâce aux campagnes d'organismes comme l'Organisation Mondiale de la Santé, ont ressurgi, de telle façon qu'en 2001 la maladie du sommeil a tué 300 000 personnes, la tuberculose 8 millions, et que toutes les 30 secondes un enfant est mort de paludisme (Los nuevos amos del mundo 2003, 73).
6.
Le PNUD signale aussi que la recherche agricole est sous-équipée, parce que beaucoup de pays à revenus faibles utilisent à peine 0,5% de leur PIB agraire à la recherche agricole, et l'utilisent pour des projets sur les cultures à forte valeur commerciale et sur les terres de meilleure qualité; alors que pour que cette recherche favorise les producteurs pauvres de terres marginales, elle devrait être centrée sur des projets comme les systèmes de multicultures, l'agriculture écologique, les variétés de graines de maturation précoce et les méthodes économiques de maturation du sol (PNUD 2003, 104). Pour ces raisons le PNUD conclue que "Etant donné que la majeur partie des efforts scientifiques ne tiennent pas compte des nécessités des pauvres, il est fondamental que la communauté scientifique internationale - avec à sa tête les laboratoires nationaux, les organismes de financement scientifique nationaux et les fondations privées - travaille avec des groupes de scientifiques dans les pays pauvres pour identifier les objectifs prioritaires en matière de recherche et développement et augmenter considérablement le financement" (PNUD 2003, 24).
7.
Quelles sont les garanties qu'une politique scientifique est correcte? La recherche est un pari contre l'inconnu; toute politique qui essaye de l'organiser doit se résigner à faire face à un certain degré d'incertitude. Tout processus cognitif à comme objectif, précisément, la réduction des incertitudes. Chaque société expose les problèmes qu'elle veut résoudre, leur assigne des priorités et des ressources et les aborde avec son style propre. La société influence la science. Mais la science influence aussi la société.
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8 sept. 2009
Guerre planifiée

1
Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu : cela fait des années que j'écris que tout pays qui possède des hydrocarbures aura une guerre dans le futur, et que le plan directeur des Etats-Unis est de créer un conflit entre la Colombie et le Vénézuela pour s'accaparer des ruines des deux pays. Mais un pronostic n'est pas une fatalité. Nous examinons déjà les faiblesses qui peuvent nous faire perdre. Nous étudions les forces qui peuvent nous sauver.
Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu : cela fait des années que j'écris que tout pays qui possède des hydrocarbures aura une guerre dans le futur, et que le plan directeur des Etats-Unis est de créer un conflit entre la Colombie et le Vénézuela pour s'accaparer des ruines des deux pays. Mais un pronostic n'est pas une fatalité. Nous examinons déjà les faiblesses qui peuvent nous faire perdre. Nous étudions les forces qui peuvent nous sauver.
2
Un conflit contre le Venezuela est un conflit contre la région. Bolivar a dit que pour nous la Patrie est l'Amérique. L'intrusion de forces étrangères est une invasion pour nous tous. Les objectifs des bases militaires des Etats-Unis sont les hydrocarbures, l'eau douce et la biodiversité de l'Equateur, du Brésil et du Venezuela, et par la même de la Bolivie, du Paraguay, de l'Argentine et du reste de l'Amérique du Sud. Le Brésil est, selon les années, la sixième ou septième économie du monde, le huitième producteur d'armement, et avec ses 176 millions d'habitants on pourrait monter une armée, en partant de ses forces actuelles de 361 928 soldats, qui dépasserait largement les 459 687 soldats que compte le Budget de la Colombie en 2007. La grande armée de Napoléon s'est précipitée dans un abime dans l'immensité de la Russie; les 8 547 000 km2 du Brésil pourraient être la tombe de beaucoup de paramilitaires. N'importe quelle agression regrouperait toute la région autour du Brésil; l'Union Européenne, la Russie et la Chine feraient pression contre le déséquilibre des pouvoirs dans la région. D'autre part, Cuba serait de notre côté. Cuba qui à infligé une déroute aux Etats-Unis à Playa Girón et à l'apartheid en Afrique du Sud.
3
Le prétexte, ou l'alibi, pour ouvrir les portes à l'armée des Etats-Unis serait donc l'incapacité des forces colombiennes de soumettre quelques cartels de délinquants et un peu plus de 10 000 insurgés politiques. Au lieu de faire appliquer la loi, le pouvoir en place est entré dans l'illégalité, se transmuant en un pouvoir paramilitaire, parajudiciaire, parapolitique, narcopolitique. On ne peut prétendre contrôler le quartier quand on ne gouverne pas sa propre maison. Il n'y a pas de place pour deux coqs dans le même poulailler, et si deux armées partagent le même territoire c'est parce que l'une d'entre elle joue le rôle de la poule. Avant d'ouvrir la porte à un occupant étranger, le gouvernement qui a perdu le contrôle de la situation devrait démissionner pour incompétence, laisser le passage à son propre peuple souverain, le secteur qui a le plus souffert dans un conflit civil qui dure depuis plus de soixante ans. Un patriote peut renoncer au gouvernement, mais pas à la souveraineté.
4
Et en effet, dans la République voisine, une totale abdication de la souveraineté à eu lieu. Si l'on entend par Souveraineté le pouvoir inaliénable de se doter de lois propres, de les exécuter et de juger les controverses sur leur application, ces trois attributs n'existent plus pour le gouvernement - pas pour le peuple - d'un pays voisin. Le pouvoir de légiférer a expiré, car il a été livré par des accords secrets que le Président n'ose pas rendre publics. La faculté d'exécution des lois est décédée, car des soldats étrangers sous contrôle étranger s'attribuent le contrôle des insurgés et du narcotrafic, qui sont le ressort des pouvoirs publics locaux. Le droit à juger des controverses est mort, car les soldats étrangers jouissent d'immunité face aux lois de la République Sœur et ne peuvent être poursuivis par ses tribunaux.
5
Le propriétaire des bases étasuniennes sont les Etats-Unis. Projettent-ils de se plonger dans une nouvelle guerre? Ils sont déjà embourbés dans deux conflits majeurs. Les 2 ont commencé par de faux prétextes. Les 2 ont commencé avec la promesse d'une victoire en quelques semaines. Les 2 se trainent depuis plus de 6 ans. Dans les 2 ses forces sont démoralisées, se droguent, se suicident, désertent. Dans aucune des 2 le final n'est proche. Nous ouvrons à peine la chambre des horreurs et le monde s'épouvante face aux tortures, aux assassinats de civils, aux déportations en masse. Les Etats-Unis se débattent entre la crise financière, le chômage et la perspective d'une insurrection sociale.
6
Les bravades guerrières, les luttes martiales, le fait de se cacher derrière le policier du monde peuvent paraitre des projets napoléoniens, mais sur les pistes tout geste guindé dissimule des misères. La grandiloquente menace est la jonglerie de faire passer dans l'anneau un Traité de Libre Commerce et la réélection d'un équilibriste. Chacun est de la taille de ses stratagèmes.
7
Face à des intentions aussi mesquines évitons les grandes phrases. L'oligarchie voisine comprend le langage des faits. Il a suffit d'une défense énergique des eaux territoriales pour qu'ils retirent la frégate Caldas. Il a suffit d'un contrôle de la contrebande d'extraction pour qu'ils présentent des excuses pour l'enlèvement de Granda. Il suffira d'un filtre modéré de douanes pour que l'oligarchie, qui se nourrit de notre pétrole et de nos aliments subventionnés et exporte chaque année des biens pour une valeur de 6 milliards de dollars vers le Venezuela, tire les oreilles de son porte parole querelleur et l'envoie s'excuser telle une docile brebis. Entre les 2 pays il y a un tas d'intérêts, d'affaires et d'emplois qui ne peuvent être sacrifiés au nom de la stratégie de réélection d'un politique. Surveillons les bases militaires de l'autre coté de la frontière : détruisons les bases paramilitaires qui nous ont occupé sans avoir à tirer une balle. Ne concédons pas d'immunité judiciaire aux soldats étrangers, ni d'immunité judiciaire ou fiscale aux capitaux étrangers. Une Guerre planifiée tue ceux qui ne sont pas préparés.
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Ceux qui servent d'instrument aux Etats-Unis se mettent la corde au cou. Les talibans et Saddam Hussein ont été armés par l'Empire, pour ensuite être bombardés et lynchés. C'est comme ca que le diable paye ceux qui le servent.
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Pendant ce temps, fortifions-nous.
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28 août 2009
L'ennemi est à la porte

Les Etats-Unis ne peuvent pas occuper militairement toute l'Amérique Latine et les Caraibes. Son armée compte 2 millions d'effectifs, les nôtres à peine 1 million et demi. Pour occuper nos territoires il devrait mobiliser un nombre d'hommes équivalent, en négligeant des lieux d'opérations vitaux ou en recrutant, ce qui n'est pas viable logistiquement et économiquement. Cela poserait aussi des problèmes difficilement gérables de contrôle social et de contre-insurgence. L'empire maintient son hégémonie à travers la pression sur les gouvernements complices, la pénétration culturelle et les bases qui facilitent l'intervention militaire. Comme l'a dit Bush en 2002 en présentant la nouvelle stratégie de sécurité nationale : " Les Etats Unis vont avoir besoin de bases et de postes a l'intérieur et au delà de l'Europe Occidentale et du Nord-est de l'Asie, ainsi que d’arrangements temporaires pour le déploiement de nos forces à grande distance" (Bush, 2002).
L'occupation militaire du monde
Les Etats-Unis occupent, comme propriétaire ou en location, 6 000 bases militaires sur son territoire et 872 hors de son territoire. Ces bases accueillent 253 288 soldats avec leurs familles et le personnel de soutien et 44 446 étrangers engagés contractuellement et elles se composent de 44 870 casernes, hôpitaux, dépôts et autres structures propres, et 4 844 en location. Des décisions souveraines ont fait fermer certaines bases: l'Empire a désoccupé la base Howard en 1999 suite aux accords sur la canal de Panama; le Brésil refusa le projet d'implantation de la base de Alcántara dans le Maranhão et Rafael Correa ordonna de déloger les bases de Manta, en Equateur. Mais il reste les bases de Guantánamo à Cuba, Vieques à Puerto Rico, Soto Cano au Honduras, Comalapa au Salvador, et celles de Iquitos, au Pérou, qui surplombent l'Amazonie, ainsi que celles de Santa Lucía Huallaga, Santa Lucía et Palmapampa. Une autre base des Etats-Unis fonctionne au Paraguay: les soldats qui l'occupent jouissent de l'impunité pour violer les lois paraguayennes. Le « Commando Sur » possède aussi 17 bases terrestres de radars: 4 en Colombie, 3 au Pérou, et plusieurs bases mobiles ou secrètes dans les Andes et les Caraïbes.
L'occupation militaire du monde
Les Etats-Unis occupent, comme propriétaire ou en location, 6 000 bases militaires sur son territoire et 872 hors de son territoire. Ces bases accueillent 253 288 soldats avec leurs familles et le personnel de soutien et 44 446 étrangers engagés contractuellement et elles se composent de 44 870 casernes, hôpitaux, dépôts et autres structures propres, et 4 844 en location. Des décisions souveraines ont fait fermer certaines bases: l'Empire a désoccupé la base Howard en 1999 suite aux accords sur la canal de Panama; le Brésil refusa le projet d'implantation de la base de Alcántara dans le Maranhão et Rafael Correa ordonna de déloger les bases de Manta, en Equateur. Mais il reste les bases de Guantánamo à Cuba, Vieques à Puerto Rico, Soto Cano au Honduras, Comalapa au Salvador, et celles de Iquitos, au Pérou, qui surplombent l'Amazonie, ainsi que celles de Santa Lucía Huallaga, Santa Lucía et Palmapampa. Une autre base des Etats-Unis fonctionne au Paraguay: les soldats qui l'occupent jouissent de l'impunité pour violer les lois paraguayennes. Le « Commando Sur » possède aussi 17 bases terrestres de radars: 4 en Colombie, 3 au Pérou, et plusieurs bases mobiles ou secrètes dans les Andes et les Caraïbes.
Des bases contre l'Amérique Latine
Au début du troisième millénaire, les Etats-Unis installent les bases aériennes de Reina Beatriz à Aruba et de Hato Rey à Curazao, comme réponse au refus de Chavez d'installer des bases et de survoler le territoire vénézuélien. En Colombie, où une intervention militaire massive est en cours, la base aérienne de Tres Esquinas et de Larandia fonctionnaient déjà: des aéronefs opèrent dans les aéroports de Aplay, Melgar, Cali, El Dorado, Palanquero, Medellín, Barranquilla et Cartagena. Depuis l'une de ces bases, avec l'appui de la technologie et du personnel des Etats-Unis, la Colombie a lancé son attaque contre l'Equateur au début de 2008. Les Etats-Unis ont le contrôle total sur ces enclaves. Ainsi, l'agence EFE de Bogota informe que "Le 22 avril l'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, William Brownfield, s'est réuni avec le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, pour lui communiquer que le Département d'Etat a décidé de "lever le veto appliqué depuis janvier 2003 à la base aérienne de Palanquero, au centre du pays, qui était sanctionnée depuis 1999 lorsque des avions qui avaient décollé de cette base bombardèrent par erreur un village et tuèrent 18 agriculteurs." Les Etats-Unis sanctionnent, imposent ou lèvent des vetos sur les bases militaires en territoire colombien, et ses soldats sont exempts des lois colombiennes. Il faut désormais ajouter à cette collection d'enclaves les bases de Malambo, Palanquero, Apiay, Tumaco, Bahía Málaga, Tolemaida et Fuerte Larandia.
La résurrection de Manta
Le "Commando Sur" a obtenu du régime du Président équatorien Noboa la base Aérienne de Manta sur la cote du Nord-est, qui dominait la région du Putumayo et étendait la surveillance aérienne sur toute la région andine et fournissait des données d'Intelligence à l'armée colombienne et aux escadrons de la mort entrainés et dirigés par les USA. Selon Pace, Manta "est la clef pour réajuster notre zone de responsabilité, notre architecture (l'appareil militaire) et pour étendre la portée de notre couverture aérienne de DM et T (Détection, Contrôle et Suivi) dans les Zones Sources (de production de drogues)" (Zibechi, 2005). Le président Correa donna l'ordre catégorique de désoccuper Manta. À sa place, les Etats-Unis projettent d'installer 2 bases supplémentaires de capacités égales en Colombie, dont une à Cartagena pour les opérations de la IVème flotte de l'Atlantique.
Un demi-million d'effectifs
La Colombie en 2007 possède 459 687 fonctionnaires occupés à la Défense et Sécurité et dépense chaque année 6,5% de son PIB dans la guerre, quelques 22 milliards de dollars, selon Juan Camilo Restrepo et Pedro Medellín (Semanario VOZ, edition 2427, cit. par Álvaro Angarita: “Crece el gasto militar. Guerra devora el presupuesto”; 27-2-2008 www.geocities.com/vozxcol/voz.pdf). En 2009 le Département d'Etat a dépensé 520 millions de dollars dans le Plan Colombie. Quelqu'un croit-il vraiment que ce formidable déploiement de la première puissance militaire du monde, en association avec le pays le plus militarisé d'Amérique Latine, a pour objectif de dérouter 10 000 insurgés et quelques trafiquants? Il a pour cible les réserves d'hydrocarbures, d'eau et de biodiversité du Venezuela, de l'Equateur et du Brésil.
Des bases inutiles
L'objectif est inutile. Ni la Colombie ni les Etats-Unis ne peuvent dominer avec succès le démesuré Brésil et ses alliés. Les bases sont bonnes pour l'espionnage, les attentats et les interventions mais elles ont des limites. Cela fait plus d'un siècle que les Etats-Unis maintiennent l'enclave de Guantanamo à Cuba. Ses marines n'en sortent pas car ils savent qu'ils trouveront la résistance compacte d'un peuple irréductible. Il est difficile de suivre la voie pacifique quand l'adversaire choisit la violence. Avant de s'occuper des bases extérieures occupons nous à organiser la résistance et déshabiliter les enclaves de l'Empire dans notre pays. Le peuple armé ne sera jamais humilié.
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6 août 2009
Guerre contre le Venezuela

. Hugo Chávez Frías évoque la possibilité qu'une guerre se déclenche contre le Venezuela.
. Cette possible guerre commence sans déclaration.
. Des pelotons paramilitaires traversent la frontière sans obstacles et occupent des positions dans tout le pays sans avoir à combattre.
. Les prêts à usure, le narcotrafic, les sicaires, les achat de fonds et d’entreprises stratégiques, la traite de personnes, les bingos et casinos forment la cinquième colonne qui corrompt puis domine les autorités
. Les médias internationaux inventent de fausses vidéos de Macanao où l'on voit des fondamentalistes islamiques pointer des armes de destruction massive vers Washington.
. Encouragés par l’impunité avec laquelle ils violent la Constitution et les Lois, les médias nationaux diffusent les bobards pour justifier une agression « préventive ».
. En se basant sur la sentence du TSJ (Tribunal Suprême de Justice) qui soumet les contrats d'intérêt publique aux arbitres étrangers, une conspiration de transnationales crible le Venezuela de demandes en justice téméraires afin de soumettre à un embargo ses biens à l'extérieur et ses réserves internationales.
. En se basant sur la doctrine selon laquelle les Traités sur les Droits de l'Homme l'emportent sur la Constitution, un juge étranger destitue le président du Venezuela pour une supposée violation des Droits de l'Homme.
. La Lloyd's de Londres déclare que les ports et aéroports vénézuéliens sont dangereux, afin que les bateaux et avions ne fassent plus d'escale au Venezuela sous peine de voir leurs assurances invalidées.
. Encouragés par l’impunité qui suivit le sabotage de 2002, les monopoles nationaux de distribution d’aliments se joignent au blocus en lançant un nouveau lock-out.
. Un pays voisin mobilise vers nos frontières les 459.687 hommes armés qui figurent dans le Budget de sa Défense, accompagnés par des centaines de milliers d'autres qui ne figurent pas dans le Budget.
. Des bandes d'étrangers en situation irrégulière, entrainés, armés et organisés militairement, imposent leur autorité de fait dans des zones où, comme l'a reconnu le président, l'autorité de l'Etat est très faible.
. Suite à l’appel au recrutement de l’armée, les vénézuéliens qui possèdent aussi la nationalité d’un autre pays, grâce au régime de double nationalité, refusent de s’enrôler en prétextant qu’ils ont des devoirs militaires envers leur autre patrie. Ils se présentent aux consulats de leur autre pays afin de recevoir des instructions sur comment utiliser leurs compétences et leurs postes au sein des pouvoir Législatif, Exécutif, Judiciaire, Moral et Electoral du Venezuela contre celui-ci.
. Les juges, gouverneurs, maires, députés, ministres, diplomatiques et officiels s’entassent dans les files d’attente.
· Suivant les instructions des ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council, plusieurs ethnies proclament leur autonomie, se déclarent à part du peuple vénézuélien et propriétaires exclusifs du sol et du sous-sol des zones stratégiques, et renient au Venezuela le droit de disposer de ces zones et d'y exercer son autorité.
. De la même façon qu'ils l'ont fait contre la Révolution Sandiniste, les ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council obtiennent une sanction contre le Venezuela auprès de la Cour Interaméricaine des Droits Humains de l'OEA, et mettent en place leurs lobbys pour faire condamner notre pays par l'ONU et l'OIT (Organisation Internationale du Travail)
. Les gouverneurs des régions frontalières qui se mettaient d’accord avec le consul d’une République voisine afin de prendre des décisions « à niveau de gouvernement », rétablissent la communication afin d’adopter des mesures « à niveau de gouvernement d’occupation ».
· Haliburton et les transnationales qui se sont partagé le pétrole Irakien se mettent d'accord pour se répartir l'industrie des hydrocarbures et les réserves du Venezuela.
. Les agences d’intelligence étasuniennes maintiennent un espionnage constant des communications vénézuéliennes grâce à leurs softwares commerciaux, et au retard dans l’adoption de softwares libres, et larguent un virus au moment choisi.
· Un commando dirigé par Posada Carriles depuis Miami, et entrainé par les services secrets d'une puissance militaire du Moyen-Orient échoue dans sa tentative d'attentat numéro cinquante contre le Président du Venezuela.
. Encouragés par leur impunité lors des violations de la Constitution et de la "Loi Resorte", les medias privés informent que l'attentat a réussi et qu'une junte présidée par Carmona Estanga a été assermentée.
. Encouragés par l’impunité dans la pratique illégale d’interférer dans les programmes avec des insertions publicitaires, les émetteurs de chaines de télévision interférent et défigurent tout les démentis des autorités légitimes.
· Les Etats-Unis mobilisent leur 4ème Flotte vers la base navale Reina Cristina à Curaçao et vers la nouvelle base navale qu'un pays voisin leur a autorisé a installer sur sa cote caribéenne.
. Une cinquantaine de commandos et une dizaine d'attentats précis, contre les voies et points stratégiques de transport de biens et d'énergie mal surveillés, isolent le Venezuela
· Des excédents d'aéroplanes et de missiles utilisés lors de l'agression contre l'Equateur en 2008, dirigés depuis les bases étasuniennes du pays voisin, sont lancés sur des cibles stratégiques préalablement sélectionnées par des avions et satellites espions.
. Une multitude d’opposants se réunit joyeusement et déploie des drapeaux pour recevoir les envahisseurs, et se retrouve foudroyée par le premier missile intelligent.
. Tout les plans d’agression échouent en essayant de désarticuler un pays, dont la seule planification consiste en « tout ca c’est du passé, compatriote ».
· Quatre millions de déplacés de guerre et vingt milles insurgés prennent le pouvoir dans une République voisine, pendant que ses effectifs de 500,000 soldats tuent des moustiques à la frontière.
. Une insurrection sociale d’étasuniens désespérés face à la perspective d’une nouvelle guerre fait rentrer aux ports la quatrième Flotte.
. Toutes les phases de cette guerre, sauf les sept dernières, peuvent être évitées dès aujourd’hui, avec des mesures précises. Si elles sont conjurées, les sept dernières phases ne se réaliseront pas non plus.
. Cette possible guerre commence sans déclaration.
. Des pelotons paramilitaires traversent la frontière sans obstacles et occupent des positions dans tout le pays sans avoir à combattre.
. Les prêts à usure, le narcotrafic, les sicaires, les achat de fonds et d’entreprises stratégiques, la traite de personnes, les bingos et casinos forment la cinquième colonne qui corrompt puis domine les autorités
. Les médias internationaux inventent de fausses vidéos de Macanao où l'on voit des fondamentalistes islamiques pointer des armes de destruction massive vers Washington.
. Encouragés par l’impunité avec laquelle ils violent la Constitution et les Lois, les médias nationaux diffusent les bobards pour justifier une agression « préventive ».
. En se basant sur la sentence du TSJ (Tribunal Suprême de Justice) qui soumet les contrats d'intérêt publique aux arbitres étrangers, une conspiration de transnationales crible le Venezuela de demandes en justice téméraires afin de soumettre à un embargo ses biens à l'extérieur et ses réserves internationales.
. En se basant sur la doctrine selon laquelle les Traités sur les Droits de l'Homme l'emportent sur la Constitution, un juge étranger destitue le président du Venezuela pour une supposée violation des Droits de l'Homme.
. La Lloyd's de Londres déclare que les ports et aéroports vénézuéliens sont dangereux, afin que les bateaux et avions ne fassent plus d'escale au Venezuela sous peine de voir leurs assurances invalidées.
. Encouragés par l’impunité qui suivit le sabotage de 2002, les monopoles nationaux de distribution d’aliments se joignent au blocus en lançant un nouveau lock-out.
. Un pays voisin mobilise vers nos frontières les 459.687 hommes armés qui figurent dans le Budget de sa Défense, accompagnés par des centaines de milliers d'autres qui ne figurent pas dans le Budget.
. Des bandes d'étrangers en situation irrégulière, entrainés, armés et organisés militairement, imposent leur autorité de fait dans des zones où, comme l'a reconnu le président, l'autorité de l'Etat est très faible.
. Suite à l’appel au recrutement de l’armée, les vénézuéliens qui possèdent aussi la nationalité d’un autre pays, grâce au régime de double nationalité, refusent de s’enrôler en prétextant qu’ils ont des devoirs militaires envers leur autre patrie. Ils se présentent aux consulats de leur autre pays afin de recevoir des instructions sur comment utiliser leurs compétences et leurs postes au sein des pouvoir Législatif, Exécutif, Judiciaire, Moral et Electoral du Venezuela contre celui-ci.
. Les juges, gouverneurs, maires, députés, ministres, diplomatiques et officiels s’entassent dans les files d’attente.
· Suivant les instructions des ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council, plusieurs ethnies proclament leur autonomie, se déclarent à part du peuple vénézuélien et propriétaires exclusifs du sol et du sous-sol des zones stratégiques, et renient au Venezuela le droit de disposer de ces zones et d'y exercer son autorité.
. De la même façon qu'ils l'ont fait contre la Révolution Sandiniste, les ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council obtiennent une sanction contre le Venezuela auprès de la Cour Interaméricaine des Droits Humains de l'OEA, et mettent en place leurs lobbys pour faire condamner notre pays par l'ONU et l'OIT (Organisation Internationale du Travail)
. Les gouverneurs des régions frontalières qui se mettaient d’accord avec le consul d’une République voisine afin de prendre des décisions « à niveau de gouvernement », rétablissent la communication afin d’adopter des mesures « à niveau de gouvernement d’occupation ».
· Haliburton et les transnationales qui se sont partagé le pétrole Irakien se mettent d'accord pour se répartir l'industrie des hydrocarbures et les réserves du Venezuela.
. Les agences d’intelligence étasuniennes maintiennent un espionnage constant des communications vénézuéliennes grâce à leurs softwares commerciaux, et au retard dans l’adoption de softwares libres, et larguent un virus au moment choisi.
· Un commando dirigé par Posada Carriles depuis Miami, et entrainé par les services secrets d'une puissance militaire du Moyen-Orient échoue dans sa tentative d'attentat numéro cinquante contre le Président du Venezuela.
. Encouragés par leur impunité lors des violations de la Constitution et de la "Loi Resorte", les medias privés informent que l'attentat a réussi et qu'une junte présidée par Carmona Estanga a été assermentée.
. Encouragés par l’impunité dans la pratique illégale d’interférer dans les programmes avec des insertions publicitaires, les émetteurs de chaines de télévision interférent et défigurent tout les démentis des autorités légitimes.
· Les Etats-Unis mobilisent leur 4ème Flotte vers la base navale Reina Cristina à Curaçao et vers la nouvelle base navale qu'un pays voisin leur a autorisé a installer sur sa cote caribéenne.
. Une cinquantaine de commandos et une dizaine d'attentats précis, contre les voies et points stratégiques de transport de biens et d'énergie mal surveillés, isolent le Venezuela
· Des excédents d'aéroplanes et de missiles utilisés lors de l'agression contre l'Equateur en 2008, dirigés depuis les bases étasuniennes du pays voisin, sont lancés sur des cibles stratégiques préalablement sélectionnées par des avions et satellites espions.
. Une multitude d’opposants se réunit joyeusement et déploie des drapeaux pour recevoir les envahisseurs, et se retrouve foudroyée par le premier missile intelligent.
. Tout les plans d’agression échouent en essayant de désarticuler un pays, dont la seule planification consiste en « tout ca c’est du passé, compatriote ».
· Quatre millions de déplacés de guerre et vingt milles insurgés prennent le pouvoir dans une République voisine, pendant que ses effectifs de 500,000 soldats tuent des moustiques à la frontière.
. Une insurrection sociale d’étasuniens désespérés face à la perspective d’une nouvelle guerre fait rentrer aux ports la quatrième Flotte.
. Toutes les phases de cette guerre, sauf les sept dernières, peuvent être évitées dès aujourd’hui, avec des mesures précises. Si elles sont conjurées, les sept dernières phases ne se réaliseront pas non plus.
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