- Que sont la Commission et la Cour Interaméricaine des droits de l’Homme ?
- Ce sont des organismes qui dépendent de l’Organisation des Etats Américains, organisme qui a ses installations à Washington et qui sert fondamentalement à valider les politiques des Etats-Unis, qui payent plus de la moitié de son budget
- La Commission et la Cour interaméricaine de l’OEA défendent les Droits de l’Homme ?
- Seulement s’ils sont violés par un Etat. S’ils sont violés par un entrepreneur, un propriétaire terrien, un banquier ou une transnationale, elles restent les bras croisés. Elles ne s’occupent pas non plus du droit au travail, à la terre, à l’eau, à l’éducation, à la santé, à la sécurité sociale, à la culture et à l’information : à tout ce qui rend la vie digne et possible.
- La cour interaméricaine est impartiale?
- Aucunement. Durant les horribles décennies de la Quatrième République, quand il y avait des massacres, des camps de concentration, la torture, des milliers de disparus et des suspensions de garanties qui duraient des années, la Commission a donné suite à seulement 6 demandes, dont une faite par le terroriste Orlando Bosch et une autre par le terroriste Posada Capriles. Durant la décennie du gouvernement bolivarien, quand toutes ces pratiques ont disparu, la Commission a donné suite à 66 demandes contre le Venezuela.
- La Commission et la Cour sont-elles efficaces ?
- Seulement pour défendre les droits du capital. Elle ne se sont jamais prononcé contre la dictature des Somoza, mais elles ont condamné la Révolution Sandiniste. Quand le président Chavez a été pris en otage par des putschistes fascistes la Commission n’a pas bougé le petit doigt pour prendre une mesure préventive en sa faveur, alors que l’organisation Colombienne Minga le lui avait exigé. Elle n’a rien fait non plus quand le président Manuel Zelaya a été enlevé. Quand le président Rafael Correa a été enlevé et blessé par balle par des putschistes fascistes, elle n’a rien dit non plus. Quand Correa a gagné légitimement un procès contre les monopoles du secteur des communications qui l’avaient calomnié, cette fois ci, la Commission est intervenu pour demander à Correa de pardonner.
- La Commission Interaméricaine reçoit des plaintes valides ?
- Dans son rapport de 2011, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme nous accuse dans 233 paragraphes. Dans 205 de ces 233 cas, les ressources internes n’ont pas été épuisées, et donc la Cour ne devrait même pas les connaitre car son Statut le lui interdit. Dans 225 de ces cas, elle oublie de mentionner des faits comme les noms, dates, lieux et autres, alors qu’elle est obligée de les préciser dans son Statut. Dans 182 cas, elle juge des suppositions de faits futurs et incertains, qui « pourraient » se passer. Dans la grande majorité des cas, elle se base sur des rumeurs ou des coupures de presse, qu’aucun tribunal digne de ce nom ne recevrait comme preuve. Elle donne même son avis sur des projets de lois, dont la sanction dépend de l’Assemblée Nationale, et non pas d’une officine à Washington.
- Les décisions de la Commission contre le Venezuela sont biaisées?
- Dans son rapport, la Commission nous place avec la Colombie, Honduras et Haïti, dans les pays qui présentent des “situations qui affectent sérieusement et gravement la jouissance des droits fondamentaux.” Nous assimiler à des pays occupés par les Etats-Unis ou à des gouvernements surgis de coups d’Etats ou de guerres civiles est une injure.
- Qui paye la Commission Interaméricaine et la Cour interaméricaine?
- La Commission interaméricaine et la Cour Interaméricaine dépendent de l’Organisation des Etats Américains (OEA), à laquelle les Etats-Unis apportent chaque année 44,2 millions de dollars, plus de la moitié de son budget. Le National Endowment for Democracy (NED) finance aussi, avec des quantités non précisées mais importantes, une myriade d’ONGs qui trament des accusations contre le Venezuela. Ces juteuses rétributions pourraient être réduites à l’initiative du Député Connie Mack, de Floride, selon qui « L’OEA est une organisation en Amérique Latine qui a échoué » (AFP, 3-5-2012). La Commission interaméricaine harcèle le Venezuela à coups de dollars.
- Peut-on éviter que le Venezuela soit jugé par des organismes qui ne reconnaissent pas sa souveraineté?
- Rien de plus simple. L’article 236 de la Constitution établit que “les relations extérieures de la République et la célébration et ratification de traités, conventions et accords internationaux sont des attributions et obligations du Président de la République ». s’il peut les célébrer, il peut aussi les dénoncer. L’article 187 dit que « Il correspond à l’Assemblée Nationale d’approuver par Loi les Traités et Conventions internationales célébrées par le Pouvoir Exécutif National, sauf exceptions mentionnées dans cette Constitution ».
- Le Venezuela est le seul pays à formuler des critiques contre les procédés illégaux de la Commission et la Cour Interaméricaine ?
- Dans le rapport du « Groupe de Travail spécial de Refléxion sur le fonctionnement de la Commission Interaméricaine” du 13 décembre 2011, les représentants du Brésil, de la Bolivie, de l’Equateur, du Mexique et du Pérou recommendent à la Commission de “a) Réfléchir sur l’efficacité du Chapitre IV du Rapport Annuel de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme sur la promotion des Droits de l’Homme dans l’hémisphere. B) Revoir les critères, méthodologies et procédés pour l’élaboration de ce Chapitre IV, y compris l’usage de sources publiques et privées. C) Amplifier le spectre de ce Chapitre IV pour que la situation des Droits de l’Homme dans tous les Etats de la région soit analysée de manière objective et intégrale, indépendamment du fait que ces Etats fassent ou non partie des instruments interaméricains des Droits de l’Homme. D) Considérer dans l’élaboration du Chapitre IV, non seulement les droits civils et politiques, mais aussi les droits économiques, sociaux et culturels. »
On ne peut mépriser le fait qu’autant de pays de cette importance ordonnent à un organisme de reconsidérer son efficacité, ses critères, ses méthodologies, ses limites et son étroitesse de vue. Ce sont des pays qui comprennent près de la moitié du territoire et de la population d’Amérique Latine et des Caraïbes.
- Si nous sortons de la Commission et de la Cour, nous nous retrouverons isolés ?
- Ni les Etats-Unis ni le Canada n’ont été soumis, jamais, à la Commission ou à la Cour. Mieux vaut les isoler eux.
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13 mai 2012
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Commission InterAméricaine de l'OEA (mais que vous n'osiez pas demander)
8 oct. 2010
(In)sécurité

1.
La sécurité, comme le disait Montesquieu, est le premier de tous les bien, car sans elle les autres n’existent pas, et elle présente 2 aspects: elle-même, et la perception que les citoyens en ont. En exacerbant la perception d’insécurité, les mécanismes de panique et d’agression de l’esprit saurien sont déclenchés. C’est ainsi que l’on crée les fascismes. Pour se sauver il est nécessaire de désactiver cette perception
2
La presse publie des chiffres non-officiels selon lesquels le nombre d’homicides par an serait passé de 5 968 en 1999 à 13 978 en 2009. En mai 2009 wikipedia nous donnait un taux de 48 homicides pour 100 000 habitants par an ; ce qui nous plaçait en sixième position mondiale. Que veulent dire ces chiffres ? Les morts violentes dans des accidents de circulation y sont-elles inclues ? Les chiffres sont-ils pondérés par l’augmentation de la population de presque un tiers, passant de 22 millions d’habitants en 1999 à 28 835 849 en 2010 ? De toute façon, ces chiffres sont les indices d’un problème réel que nous devons analyser et auquel nous devons remédier, au lieu de le renier.
3
Les enfants nés et ayant été formés pendant le gouvernement bolivarien vont bientôt avoir 10 ans. Leurs crimes ne peuvent pas être plus importants que de voler le gouter de leurs compagnons de classe. Les statistiques des délits se basent sur des personnes nées et formées pendant la Quatrième République. Les défenseurs de la Quatrième République crachent contre le vent, puisqu’ils accusent les actes d’une génération qui a été formée pendant qu’eux même étaient au pouvoir.
4
Les difficultés de contrôler une frontière de plus de 2 000 kilomètres ont permis la pénétration de paramilitaires que nous dénonçons depuis un certain temps. Il y a 2 ans, le Président a reconnu que l’invasion était parvenue jusqu'à Caracas. Les infiltrés montent des cabales, supplantent la pègre, assassinent des dirigeants agraires et syndicaux, réduisent les communautés a la panique par d’horribles crimes et blanchissent leurs capitaux a travers des bingos, casinos, salles de jeux et maisons closes parrainés par les autorités les plus corrompues, immorales et nauséabondes. Selon le rapport 1998-2000 de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, la Colombie avait à cette époque un taux de 61,7847 homicides pour 100 000 habitants, le plus haut taux du monde et deux fois plus élevé que celui du Venezuela qui était de 31,6138 pour 100 000 habitants. Un ordinateur magique a par la suite réduit le taux de la Colombie a 37 et élevé le notre a 48. Ce sont des chiffres qui font réfléchir, vérifier, rectifier et agir.
5
Mais il ne s’agit pas d’un problème purement quantitatif. La présence d’organisations délictueuses avec une formation, une discipline et un financement militaire facilite une criminalité qualitativement différente. Les données que nous apportons au Seniat (Service National des Impôts au Venezuela) sur notre situation économique sont vendues le jour suivant par des colporteurs garce à ce qui n’est finalement qu’une base de données pour la sélection de victimes. Des délinquants avec de fausses cartes de l’administration tributaire inspectent les comptes d’un entrepreneur dont les enfants ont été enlevés ; des criminels en uniformes de policiers interceptent la voiture des malheureux. La téléphonie mobile et les distributeurs automatiques sont les instruments de nouvelles fraudes et de stratégies comme l’enlèvement express. Le vol de véhicules est entretenu par des réseaux de ferrailleries connus de tout le monde où la marchandise est recyclée et vendue en pièces détachées, et par des mafias de fonctionnaires qui falsifient leurs titres de propriété. Le Venezuela ne produit pas de drogue, mais des organisations supranationales tentent d’utiliser notre territoire comme voie de trafic. Les journaux colombiens obtiennent les confessions du trafiquant Hernando Gómez Bustamante (connu sous le pseudo de Rasguño, l’égratignure), détenu à Cuba et envoyé en Colombie, et dont l’ordinateur « pourrait contenir des preuves qui lient certains anciens chefs de l’AUC (Autodéfenses Unies de Colombie) détenus dans la prison d’Itagüí, à des activités de trafic de drogues postérieures au cessez-le-feu (El Colombiano, 23-3-2007, 8ª). «Rasguño» affirme dans ce journal que “Le Venezuela est le temple du trafic de drogue. Il y a une association de vénézuéliens, colombiens, brésiliens. Il est très facile de faire du trafic parce que la bas ils n’attrapent a personne. » Il s’agit d’une guerre formelle, contre un ennemi militaire ou militarisé. Avant de commencer cette guerre, il faut faire le ménage dans la maison.
6
Pendant ce temps, selon l’Organisation Panaméricaine de la Santé, à Cuba le taux d’homicides est de 0,0057 pour 1 000 habitants (641 personnes par an). Cela explique tout. On a recours à la violence pour obtenir ou conserver un bien quand les autres procédés ont échoué. Dans des sociétés ou une infime minorité accaparent les biens indispensables, la majorité dépossédée opte pour la violence ou l’inanition. Si le système de communication les convainc 24 heures par jour que seul celui qui possède vaut, la violence se convertira en valeur.
7
Face a la violence, dans des sociétés pleines d’inégalités, il faut faire attention aux remèdes qui sont pire que la maladie.
Il faut éviter les opérations qui impliquent la détention massive de tout un quartier pour le seul délit d’être pauvre. Il faut recommander l’abandon des armes, mais que les neofascistes et les paramilitaires donnent l’exemple. Il faut accélérer l’intégration de la Police Nationale, qui convertit en un seul organisme coordonné la myriade de milices féodales aux ordres exclusifs des caudillos locaux. Le remède contre la délinquance est simple, mais amère pour tous ceux qui s’en plaignent. C’est exactement ce que l’opposition déteste : réparer l’extrême inégalité sociale.
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12 sept. 2010
Comment résister aux aggressions impériales

Les gangsters et les empires n’ont qu’un seul argument: la force brute. Il existe des méthodes pour la vaincre.
Les Etats-Unis envoient au Mexique des colons protestants qui emmènent avec eux leurs esclaves ; et comme le gouvernement mexicain ne permet pas l’esclavage, les étasuniens leur arrachent plus de la moitié de leur territoire. Ouvrir ses portes au cheval de Troie mène à la perdition.
Les Etats-Unis envahissent Cuba sous prétexte de le libérer, établit un protectorat et laisse une base militaire qui perdure jusqu’a aujourd’hui. Laisser le diable s’installer mène à la perdition.
La Colombie envahit le Venezuela en 1901 avec 5000 paramilitaires déguisés en vénézuéliens; souffre une écrasante déroute, et alors qu’elle perd son temps à menacer notre pays, les Etats-Unis lui quittent le Panama. Reconnaitre le véritable ennemi mène au salut.
L’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie avec leurs cuirassés bloquent, bombardent et envahissent le Venezuela, mais ils se retirent devant l’attitude inflexible de Cipriano Castro et l’invocation étasunienne de la doctrine Monroe. Ne pas céder d’un pouce mène au salut.
Les Etats-Unis agressent militairement de façon répétée les petits et fragmentés pays que sont Puerto Rico, Cuba, Haïti, la République Dominicaine, le Nicaragua, le Guatemala, la Colombie et le Panama, mais ils ne dépassent pas le stade d’influencer par dessous la table dans la politique du gigantesque Brésil. Rester unis mène au salut.
Les Etats-Unis avec tout leurs Marines échouent face à l’irréductible Cesar Augusto Sandino, et ils l’assassinent donc lors du banquet pour célébrer la paix. Savoir que pour l’ennemi paix signifie trahison mène au salut.
Quand les Etats-Unis entrent en conflit, ils réduisent au silence les medias favorables à leur adversaire et contrôlent férocement la dissidence qui l’appuie. Se battre contre l’ennemi extérieur sans oublier l’ennemi à l’intérieur mène au salut.
L’ambassadeur étasunien Braden dirige la campagne électorale contre Juan Domingo Perón, et ce dernier gagne les élections. Couper court à toute ingérence dans les affaires internes mène au salut.
Le Guatemala met en place une reforme agraire et exproprie des terres de United Fruit, en l’indemnisant a la valeur des terres que la transnationale a signalé dans ses déclarations d’impôts; les Etats-Unis organisent une invasion de mercenaires qui renversent avec les balles le gouvernement démocratique. Tenter des reformes sans avoir construit au préalable un pouvoir populaire mène à la perdition.
Les Etats-Unis envahissent Cuba avec des mercenaires par la baie des cochons, Fidel les fait échouer et déclare la révolution communiste. Répondre aux agressions avec des mesures tranchantes mène au salut.
Les Etats-Unis accusent Cuba devant l’OEA (Organisation des Etats Américains), et tous ses membres sauf le Mexique votent pour les expulser du système interaméricain. Se soumettre à des organisations fondées et maintenues par l’empire mène à la perdition.
Face a la colossale menace étasunienne, Cuba établit un réseau d’alliances dans le monde socialiste et avec les Non-alignés, ce qui lui permet d’équilibrer les forces et de survivre jusqu’a aujourd’hui. Mener une diplomatie multipolaire mène au salut.
Apres avoir servi inconditionnellement les Etats-Unis durant son interminable dictature, Rafael Leonidas Trujillo est assassiné avec le consentement de la CIA, qui ne fait rien pour l’empêcher. Servir le diable c’est se condamner.
Confiants en leur omnipotence, les Etats-Unis envahissent successivement la Corée du Nord, le Vietnam, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak et la Somalie et souffrent d’importants échecs de toutes parts. Maintenir la spécificité culturelle et le sentiment national de façon irréductible mène au salut.
Juan Bosch est élu président de République Dominicaine, il met en place une série de reformes démocratiques et, comme le coup d’Etat lancé contre lui par le pro-yanqui Wessin Wessin échoue, les Etats-Unis envahissent Santo Domingo sous prétexte de défendre leurs intérêts. Héberger des intérêts étasuniens mène à la perdition.
Salvador Allende met en route la voie pacifique et démocratique vers le socialisme, et les Etats-Unis favorisent un coup d’Etat fasciste de la droite qui l’assassine. Etre pacifique face à un ennemi armé mène à la perdition.
Le département d’Etat promeut près d’un millier d’attentas pour assassiner Fidel Castro, tous avortés par les services d’intelligence cubaine. Connaitre la malignité de l’ennemi mène au salut.
Les gouvernements latino-américains acceptent avec illusion des prêts a des taux d’intérêts de 3%, sans faire attention que les contrats permettent aux usuriers d’augmenter unilatéralement les taux d’intérêts qui sont multipliées par 5 jusqu’a 15%, ce qui entraine la Dette Extérieure de nos pays. Signer des contrats sans les lire mène à la perdition.
Le gouvernement militaire d’Argentine envahit les Iles Malouines en pensant qu’il comptera avec le soutien des Etats-Unis, qui sont obligés de le faire en vertu du Traité Interaméricain d’Assistance Réciproque, mais la puissance nord-américaine l’abandonne a son triste sort pendant que les anglais les exterminent. Croire que l’empire respecte les traités mène à la perdition.
Le Président Omar Torrijos exige la dévolution du canal du Panama, et il meurt dans un mystérieux accident d’avion. Prendre l’avion seulement en cas d’extrême nécessité et d’extrême sécurité mène au salut.
Pour payer la Dette, les gouvernements latino-américains imposent a leurs peuples des paquets du Fond Monétaire International qui leur interdit de protéger leurs économies, et les mouvements sociaux entrainent des rebellions sociales qui interdisent aux gouvernements de se rendre au Fond Monétaire. Obéir à des usuriers mène à la perdition.
Apres avoir échoué dans sa tentative de faire tomber le gouvernement sandiniste, les Etats-Unis obligent les opposants à s’unir et les financent a travers de l’USAID et de la NED, ce qui permet á l’opposition de gagner les élections de 1990. Accepter que les Etats-Unis financent les oppositions locales mène á la perdition.
Le Président élu Hugo Chavez réalise 49 lois de réforme, et la confédération de patrons lance un lock-out et un coup d’Etat, le renverse, le séquestre, monte un sabotage pétrolier et un blocus de la distribution d’aliments et un téléthon dans lequel tout les medias s’expriment a faveur du renversement du gouvernement légitime, jusqu'à ce que le peuple le rétablisse. Attendre l’autorisation des patrons pour faire la révolution mène à la perdition ; laisser la peuple agir mène au salut.
Les Etats-Unis prétendent imposer l’Aire de Libre Commerce pour les Amériques (ALCA) afin de se réserver l’Amérique Latine et les Caraïbes comme un immense marché non régulé, mais ils échouent piteusement. Protéger l’économie propre mène au salut.
L’ALCA ayant échoué, les Etats-Unis l’imposent secrètement, a travers des traites bilatéraux de Libre Echange, Promotion et Protection des Investissements, et a travers des Traites contre la Double Imposition qui exonèrent le paiement d’impôts pour leurs transnationales dans les pays ou elles obtiennent des bénéfices. Laisser perdre la bataille que l’on a gagnée mène à la perdition.
La transnationale Exxon tente un embargo sur les biens et les réserves internationales du Venezuela en brandissant l’inconstitutionnelle doctrine selon laquelle les pays latino-américains doivent soumettre les controverses sur les contrats d’intérêt publique à des tribunaux ou des arbitres étrangers. Livrer la souveraineté juridictionnelle a des jurés qui se prononcent constamment contre nos intérêts mène a la perdition.
Le petit Equateur se retire du CIADI (Centre international de règlement des différends) et récupère son droit de décider les controverses sur ses contrats d’intérêt public avec ses propres lois et tribunaux. Reconquérir la souveraineté mène au salut.
Les Etats-Unis maintiennent la base de Guantanamo en territoire cubain, mais jamais les marines n’osent en sortir. Armer et entrainer le peuple mène au salut.
Le petit Equateur accepte que les Etats-Unis installent la base de Manta, ce qui leur permet de contrôler la zone stratégique du Putumayo, et depuis cette base diriger et soutenir l’agression de la Colombie contre l’Equateur. Héberger l’ennemi mène a la perdition.
Le petit Equateur ordonne au gigantesque Etats-Unis de déloger la base de Manta, et le colosse abandonne cette tanière. Ne pas permettre que la botte de l’insolent étranger piétine la souveraineté mène au salut.
En prenant pour excuse que, soi disant, des colombiens armés seraient entrés dans un pays limitrophe, le gouvernement colombien permet que des étasuniens armés occupent totalement leur territoire. Regarder la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le notre mène a la perdition.
Si à ce moment précis, vous ne savez pas quel est le chemin de la salvation et quel est celui de la perdition, vous êtes perdu.
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Article original en espagnol ici
Traduit avec l'autorisation de l'auteur.
Aidez moi a améliorer la traduction en me contactant. Merci a T34 ainsi qu'a Pujo Jluc pour leurs corrections.
R.V.
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8 août 2010
La Colombie envahit le Venezuela

1.
Le réactionnaire président de la Colombie ne peut contenir sa rage. Sa politique répressive ne fait qu’entretenir la guerre civile. L’un de ses opposants, le Docteur Uribe Uribe, qui se trouve en asile au Venezuela, écrit : « notre drapeau a grandi a travers les échauffourées. Au début il n’était que la revendication d’un parti dans les querelles internes de notre pays ; aujourd’hui c’est le drapeau de la Grande-Colombie ». Le président Vénézuélien entretient d’insupportables liens d’amitié avec ses collègues d’Equateur et du Nicaragua. En Equateur est aux commandes un robuste conducteur de peuples, qui mobilise des masses de mulâtres et d’indigènes. Au Nicaragua le soulèvement populaire porte à son sommet un dirigeant qui s’abat sur les oligarchies qui possèdent les terres. Face à ces leaders de masse, le président de la Colombie compte sur le soutien des Etats-Unis. Il faut leur donner une leçon ! Trente neuf bataillons colombiens déguisés en vénézuéliens suffiront à les réduire en miettes.
2.
Les opposants venezueliens, disposés à envahir leur propre pays avec des étrangers pour une miette de pouvoir, ne manquent pas non plus en Colombie. Le président Colombien fait appel au général vénézuélien en exil Rangel Garbiras, acclamé dans les hautes sphères pour être un agile danseur de valse et un frénétique ennemi de l’idée d’unifier la Grande-Colombie, et lui confie le contrôle d’une force de cinq mille soldats colombiens pour qu’il envahisse le Venezuela, avec un drapeau vénézuélien. Opportuniste, l’évêque de Merida monseigneur Silva lance une pastorale où il fulmine envers les partisans du gouvernement venezuelien pour leur dévotion à la « Mano Poderosa ». Le journal de Caracas El Tiempo, de la famille Pumar, se joint aux critiques destructrices. Le 26 Juillet 1901, les envahisseurs violent la frontière avec le Táchira par le chemin de Cúcuta , et acclament le président Colombien José Manuel Mallorquín.
3.
Féroces lorsqu’il s’agit de réprimer leurs compatriotes désarmés, les militaires ou paramilitaires colombiens ne sont pas un modèle de discipline. Comme le conte Nemecio Parada dans ses mémoires : « Les troupes de ligne que j’ai vu n’avaient de ligne que le nom. Tous, des chefs jusqu’aux soldats, avaient une tenue déplorable. (Les généraux colombiens) Cote et Conde en premier lieu, bien que sur de belles montures, ils discréditaient leur prestance guerrière, portant une couverture, une calotte avec un large insigne bleu, de bruyants éperons et d’énormes coiffes de traves. On reconnaissait le soldat parce qu’il portait le fusil ainsi que le rosaire, les scapulaires et autres reliques qui pendaient a son cou. C’étaient les choses de l’époque et du moment où ils vivaient (Ramón J.Velásquez: La caída del Liberalismo Amarillo, Contraloría General de la República, Caracas, 1972, 275). « A peine traversent-ils la frontière, au cri de « A bas les rouges ! », qu’ils perdent leur temps dans d’indisciplinés saccages de fermes et de hameaux qui les firent perdre du temps à atteindre leur objectif : le parc de San Cristobal.
4.
Le retard du aux pillages donne le temps a Celestino, frère du président Cipriano Castro, d’organiser la défense de la place. Le 28 juillet dans l’après-midi éclate la Bataille de San Cristobal. Les vénézuéliens combattent furieusement et perdent 300 hommes. Au coucher de soleil le jour suivant les colombiens fuient, en laissant sur le champ de bataille 800 morts et des milliers de fusils. Rangel Garbiras souffre une autre déroute encore pire lorsqu’il tente d’envahir San Faustino.
5.
Alors que l’invasion échoue a Tachira, Don Cipriano concentre des forces de réserve pour la défense de Maracaibo et Zulia, et ordonne par la suite au général Jose Antonio Davila de pénétrer avec elles dans la République Sœur en soutien aux libéraux rebelles de San Marta et Riohacha. L’incursion est repoussée à Carazua par l’armée Colombienne soutenue par les indigènes de la Guajira et par des venezueliens opposants de Castro, qui n’hésitent pas à prendre parti pour la Colombie. L’armée colombienne réunit 15 000 soldats dans la région de Santander et en cantonne 10 000 supplémentaires a Santa Marta, ce qui crée un déséquilibre stratégique avec le Venezuela, qui ne possède pas plus de 7 000 hommes armés (Eleazar López Contreras: El presidente Cipriano Castro: Imprenta Nacional, Caracas1986, 184).
6.
Ces faits devraient avoir servi de leçon pour tout le monde. Les tentatives d’envahir le Venezuela en faisant confiance a des paramilitaires, ou plutôt des pillards, est le pire fiasco militaire de l’histoire de la Colombie. Le Venezuela confirme qu’il n’a rien à gagner dans un conflit avec sa République Sœur, et depuis règle ses différents avec des Traites pacifiques et généreux. Occupée à essayer de contrôler au Venezuela les dissidents qu’elle ne peut contrôler dans son propre pays, l’Oligarchie Colombienne écrase son propre peuple avec de lourdes dépenses militaires qui provoquent mille rebellions, mais ne prête pas attention a son véritable adversaire, les Etats-Unis, qui lui vole le Panama. Je ne me fatigue pas de citer la phrase de Jeronimo Perez Rescaniere, qui dit que la Colombie était le pays le plus riche d’Amérique Latine parce qu’elle avait le Panama, et depuis qu’ils se séparèrent, ni le Panama ni la Colombie ne sont riches. La stupide obsession de l’oligarchie colombienne contre le Venezuela lui a couté tout d’abord le contrôle de la voie stratégique la plus importante et la plus productive de la planète, et ensuite la perte de sa propre souveraineté due aux insolents envahisseurs étasuniens immunises et impunis devant les lois. C’est ainsi qu’ils ont perdu le Panama puis toute la Colombie sans rien pouvoir faire contre le Venezuela.
7.
Pendant ce temps Cipriano Castro continue dans sa tentative de rétablir la Grande-Colombie, et pour cela il signe un traité avec le président du Nicaragua Jose Santos Zelaya et avec celui de l’Equateur, Eloy Alfaro. L’oligarchie en possession des terres va comploter avec les créanciers de la Dette Extérieure et avec 6 puissances impérialistes afin de l’empêcher d’arriver à son but, en utilisant pour cela soulèvements, blocus et bombardements avec des cuirassés étrangers. Mais seule la trahison interne d’un coup d’Etat mettra de nouveau le Venezuela sous le joug de l’Empire. Ce sont de passionnants événements qui datent d’il y a plus d’un siècle, mais qui sont toujours d’actualité. Nous verrons tout cela dans un film sur Cipriano Castro dirige par le maestro Roman Chalbaud, si Dieu le veut et si les moyens offerts se matérialisent avant que nous soyons de nouveau envahis.
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15 déc. 2009
NARCOTRAFIC
Toute substance que nous incorporons altère notre corps et notre esprit
C'EST POUQUOI
Ingérer c'est choisir une perception et un état d'esprit
C'EST POURQUOI
Celui qui contrôle ce que nous ingérons nous contrôle
C'EST POURQUOI
Les substances hallucinogènes sont confisquées par la caste qui accapare tout ce qui est sacré
C'EST POURQUOI
Les substances qui excitent sont dosées par la caste qui parasite les efforts et le courage des autres
C'EST POURQUOI
Les substances qui réduisent en esclavage sont administrées para la caste esclavagiste
C'EST POURQUOI
L'obéissance devient une habitude
C'EST POURQUOI
L'habitude est obéissance
C'EST POURQUOI
Le contrôle des substances donne le Pouvoir
C'EST POURQUOI
Le Pouvoir contrôle les substances
C'EST POURQUOI
La succession des pouvoirs consiste en la modification des classes qui possèdent le contrôle des drogues
C'EST POURQUOI
Le capital réduit la drogue à une marchandise
C'EST POURQUOI
La drogue érige le capital comme souverain
C'EST POURQUOI
Les empires se forment en dévastant le monde pour obtenir les substances qui modifient les connaissances et les sentiments
C'EST POURQUOI
Les portugais ravagent l'Afrique et l'Asie au XVème siècle pour le thé et les épices, les espagnols dévastent l'Amérique au XVIème siècle pour le cacao, le tabac et le café
C'EST POURQUOI
5 Millions d'indigènes et d'africains, stimulés para la feuille de coca, meurent dans le Potosi, en excavant les 16 millions de kilos d'argent qui feront démarrer le capitalisme en Europe.
C'EST POURQUOI
Les anglais attaquent l'Inde en 1756 pour détruire ses cultures d'aliments et les remplacer par des cultures de cannabis et de pavot.
C'EST POURQUOI
Comme le racontait Thomas de Quincey, pour les anglais mourant de faim il revenait à moins cher de calmer leur faim en mangeant de l'opium que de la nourriture
C'EST POURQUOI
Si la religion est l'opium du peuple, l'opium est la religion des empires
C'EST POURQUOI
Les drogues qui rendent esclaves par addiction, comme l'opium, ou qui augmentent la résistance pour le travail, comme la cocaïne, soutiennent des empires mondiaux alors que les drogues qui ouvrent les portes de la perception, comme la mescaline ou la psilobicina sont des raretés poursuivies.
C'EST POURQUOI
La flotte anglaise impose à coups de canons la libre contrebande puis le libre commerce et attaque la Chine entre 1839 et 1860 pour l'obliger à acheter de l'opium
C'EST POURQUOI
L'armement qui impose le commerce de la drogue et la drogue qui finance l'armement deviennent 2 des plus grandes industries du monde.
C'EST POURQUOI
Après avoir quasiment épuisé le charbon du monde pour la fonte des armes et les chaudières des bateaux de la flotte impériale qui impose le libre trafic de drogue, les empires incluent parmi les 3 grandes industries du monde l'exploitation des hydrocarbures qui leur permet de fabriquer des armes et de propulser leurs bateaux.
C'EST POURQUOI
Selon le rapport mondial sur les drogues de 2005 de l'Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), le marché global de la drogue atteint en 2004 322 milliards de dollars, ce qui représente 8% du total du commerce mondial (United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC): World Drug Report 2005; Vienne, Autriche: UNODC, Juin 2005, p. 127), alors que les autorités confisquent seulement entre 10% et 15% de l'héroïne et 30% de la cocaïne en circulation (Associated Press: "U.N. Estimates Drug Business Equal to 8 Percent of World Trade," 26 juin 1997)
C'EST POURQUOI
Selon le rapport de l'UNODC en 2003, 185 millions de personnes consommaient des drogues illégales, ce qui représente 3% de la population mondiale et 4.7% de la population entre 15 et 64 ans. 150 millions consommaient de la marijuana, 38 millions consommaient des amphétamines ou dérivés, 15 millions pour l'opium, 13 millions pour la cocaïne, 8 millions pour l'ecstasy, et l'Organisation Mondiale de la Santé estime que 250000 personnes meurent pour avoir consommé de la drogue en excès, soit 0.4% des morts.
C'EST POURQUOI
Le Gouvernement des Etats-Unis constate que ses citoyens dépensent 65 milliards de dollars chaque année en drogue, soit quelques 20 milliards de plus que dans l'alcool (Associated Press: "U.N. Estimates Drug Business Equal to 8 Percent of World Trade," 26 juin 1997)
C'EST POURQUOI
Selon Franck Pick, éditeur du Currency Yearbook, "les transferts du produit des ventes de drogues en dehors des Etats-Unis est possible grâce à une technique et à une connaissance spéciale ainsi que de connexions au sein du gouvernement et des agences de douanes. Un Tiers de l'argent circulant aujourd'hui appartient à l'économie clandestine" (Executive Intelligence Review: Narcotráfico S.A.; The New Benjamín Franklyn House, Nueva York,1985, p.262).
C'EST POURQUOI
La circulation de telles quantités d'argent, et l'entrée de volumes de substances illicites de plus en plus importants, dans un pays où les satellites surveillent chaque centimètre de la surface de la planète, où les radars suivent le trajet de chaque vol et où les systèmes d'espionnage peuvent entrer dans n'importe quel courrier électronique, prouve qu'il y a une complicité entre les trafiquants et les plus hautes instances du pouvoir
C'EST POURQUOI
Pendant la guerre du Vietnam les autorités étasuniennes ont maintenu d'énormes opérations parallèles de culture de pavot au Cambodge, et en 1984 des assistants directs du Président des Etats Unis trafiquaient de la drogue pour financer la contre-insurrection au Nicaragua et la déstabilisation du gouvernement en Iran
C'EST POURQUOI
Le complexe militaire industriel signalé par le président Eisenhower devient un complexe narco militaire industriel
C'EST POURQUOI
Pour faciliter la production et le trafic de drogue, une narco-économie, une narco-politique, une narco-stratégie, une narco-milice, une narco-culture, une narco-finance se développent dans les pays impérialistes et dans les pays soumis à une intervention impérialiste.
C'EST POURQUOI
Les pays vitaux pour le commerce transnational de la drogue sont victimes d'occupations impérialistes pour s'assurer de l'approvisionnement
C'EST POURQUOI
Le prétexte de combattre la drogue sert d'alibi pour renverser les gouvernements qui sont des obstacles pour la production ou le trafic de drogue.
C'EST POURQUOI
Les Etats-Unis envahissent le Panama en 1989 et place Guillermo Endara, dirigeant des principales banques laveuses de capitaux, comme président
C'EST POURQUOI
Les Etats-Unis, appuyés par leurs alliés européens, envahissent l'Afghanistan en 2001, légalisent la culture du pavot, et selon le rapport 2002 sur les drogues de l'UNODC, ce pays produit les trois quart de l'opium mondial et augmente sa production de 5%.
C'EST POURQUOI
Les Etats-Unis interviennent en Colombie avec plus de 7 000 milliards de dollars, tout type d'armements et PLUS d'un millier de combattants étasuniens, en mettant en marche les plans Colombia, Patriota et Victoria; et ce pays totalise en 2005 640 des 910 tonnes cubiques de production, 180 autres provenant du Pérou et 90 de Bolivie (United Nations Office on Drugs and Crime, "World Drug Report 2006, Volume 1:Analysis" ; United Nations: Vienne, Autriche, 2006, p. 82).
C'EST POURQUOI
Selon José Miguel Vivanco, directeur de Human Rights Watch en Amérique Latine, "le problème fondamental de la Colombie est que le gouvernement du président Uribe a mis en place une politique dite de `démobilisation de paramilitaires´. Ce processus est dirigé par les chefs paramilitaires, principaux capos du narcotrafic, qui ont obtenu des concessions à répétition de la part du président Uribe, qui leur permettent de laver leur fortune illicite (“La región vive una profunda crisis de seguridad pública”; Américaeconomía 10-3-2008, p.63).
C'EST POURQUOI
En 2004 92% de la cocaïne entre aux Etats-Unis en partant de la Colombie, via le Mexique, et le reste en provenance des Caraïbes, selon l'officiel de la DEA Antonio Plácido
C'EST POURQUOI
Jeffrey Davidov, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Mexique, a confessé qu'une enquête réalisée en 1979 indique que 25 millions d'étasuniens, c'est à dire 14.1% de la population de plus de 12 ans, avait consommé des drogues au moins une fois dans le mois précédent l'enquête (http://www.usembassy-mexico.gov)
C'EST POURQUOI
Pour maintenir le flux de cocaïne des cartels mexicains de Juarez et du Golfe et les ports de vedettes rapides du Guatemala, on fortifie le couloir stratégique du Plan Puebla-Panama, qui connecte les Etats-Unis avec le Mexique et qui, avec l'appui des sicaires du Chiapas, des paramilitaires du Guatemala et des armées honduriennes et du Panama, relie l'enclave militaire du Plan Colombie.
C'EST POURQUOI
Toutes les forces du bloc de pouvoir des pays interventionnistes et des pays occupés se concentrent sur l'objectif de soumettre les autres pays au trafic, comme marchés pour la consommation, blanchisseurs de capitaux.
C'EST POURQUOI
Le Venezuela, pays sans production de drogue, devient, a son insu, route des trafiquants, proie des blanchisseurs de capitaux qui s'approprient des industries légales, comme le transport, ou illégales comme le narcotrafic et les casinos, objets d'une progressive invasion de paramilitaires qui exercent le crime contre les défenseurs sociaux, remplacent la pègre vernaculaire et établissent des enclaves dans les zones populaires, et objectif des plans de sécession et d'intervention dans le but de lui arracher les réserves d'hydrocarbures les plus riches de l'hémisphère.
C'EST POURQUOI
Ou nous nous défendons ou nous périssons
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Publication originale en espagnol sur le site http://luisbrittogarcia.blogspot.com
Traduit avec l'autorisation de l'auteur
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16 nov. 2009
La Colombie envahie

Quand les insurgés ont mis en fuite les occupants étrangers le 7 aout 1819 à Boyaca, cela marqua la date culminante de la Colombie. Le 3 Novembre 1903, quand les troupes des Etats-Unis ont envahi le Panama, et le 30 Octobre 2009, quand Uribe a signé la convention en vertu de laquelle les Etats-Unis envahissent le reste de la Colombie, cela dénote ses pires abimes. Sondons leur profondeur.
UN ENVAHISSEUR NARCOTRAFIQUANT LUTTE CONTRE LE NARCOTAFIC
Le paragraphe 1 de l’article III de cette convention, qui prétend que l’installation de bases se fait « conformément aux accords bilatéraux et multilatéraux auxquels la Colombie et les Etats-Unis sont sujets, en particulier ceux qui sont en rapport à la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme et sujets à l’ordre juridique de chacune des deux parties » est ridicule. C’est pour cela que des troupes des Etats-Unis occupent la Colombie, mais pas même un soldat colombien n’occupe les Etats-Unis, la plus grande puissance terroriste, trafiquante et consommatrice de drogues de la planète.
L’ENVAHISSEUR EN TERMINE AVEC L’ÉGALITÉ SOUVERAINE, L’INTEGRITÉ TERRITORIALE ET LA NON-INTERVENTION
Le paragraphe 4 de l’article III de cette convention, qui dispose qu’il devra s’accomplir « de façon à ce que soient respectés les principes d’égalité de souveraineté, d’intégrité territoriale et de non-intervention dans les affaires internes des autres Etats » est insolent. Tout ces principes sont violés quand un Etat en occupe un autre, déclarant ses troupes immunisés face aux lois du pays envahi, créant dans ce pays un réseau de communications autonomes, assujettissant le territoire de ce pays à un contrôle militaire, et menant à bien tout type d’opérations belliqueuses dans ce pays et contre les Etats limitrophes.
DES ENVAHISSEURS DOTÉS DE L’IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE
Le paragraphe 1 de l’article VIII précise que « la Colombie donnera au personnel des Etats-Unis et aux personnes en charge, les privilèges, exemptions et immunités qui sont données au personnel administratif et technique d’une mission diplomatique, comme indiqué dans la Convention de Vienne. » Mais, la Convention de Vienne se réfère spécifiquement au personnel administratif et technique de missions diplomatiques, et c’est une violation que de prétendre donner ces privilèges, exemptions et immunités à du personnel qui n’exerce pas de fonctions diplomatiques, mais militaires, et qui, selon l’article XV de la convention, porte des uniformes militaires et des armes.
DES ENVAHISSEURS SUSPECTÉS D’ACTIVITÉ CRIMINELLE
Au cas où il y avait encore des doutes, le paragraphe 3 de l’article VIII précise que « la Colombie garantie que ses autorités vérifieront, dans les plus brefs délais, le statut d’immunité du personnel des Etats-Unis et de leurs personnes à charge qui seraient suspectés d’activité criminelle en Colombie, et qu’elles les rendront aux autorités appropriées, diplomatiques ou militaires, des Etats-Unis, le plus rapidement possible ». Cette norme confirme que l’on cherche à garantir l’impunité pour les militaires étasuniens « suspectés d’une activité criminelle en Colombie ». Ce privilège viole l’égalité face à la Loi présente dans l’article 13 de la Constitution de ce pays, ainsi que la souveraineté de juridiction de ses tribunaux en les empêchant de pouvoir décider d’ « une activité criminelle en Colombie » et elle est à l’origine des délits commis par les envahisseurs. Mais il ne confère pas d’impunité similaire pour les militaires colombiens qui commettraient des délits aux Etats-Unis.
L'ENVAHISSEUR EMPLOIE LES ENVAHIS COMME GESTIONNAIRES
Selon l’article XIII, la Colombie assume le coût des services publiques requis par les envahisseurs, et selon l’article XIV « les Etats-Unis, le personnel des Etats-Unis, les sous-traitants des Etats-Unis et les employés des sous-traitants des Etats-Unis qui réalisent des activités dans le cadre du présent accord, recevront toute la collaboration nécessaire des autorités colombiennes pour les démarches, sans retard, et les processus administratifs ». Nous avons donc l’Etat de notre République Sœur qui est converti en gestionnaire des démarches administratives des forces d’occupation. De plus, dans l’article XX, il donne le droit aux Etats-Unis de créer un nouveau système de communication par radio et télévision « sans démarche ni concession de licence et sans aucun coût. »
L’ENVAHISSEUR S’APPROPRIE L’APPAREIL DE COMMUNICATION
Selon l’article XX, les Etats Unis peuvent créer leur propre système de communication en Colombie « sans démarche ni concession de licence et sans aucun coût. » Ainsi, « ils pourront mettre en place des stations satellitaires réceptrices pour la diffusion de radio et de télévision ». Donc, la Colombie cède son droit sur le spectre radioélectrique et les télécommunications, sur son territoire, et autorise les envahisseurs à créer un système de communication parallèle.
L’ENVAHISSEUR NE PAYE PAS D’IMPOTS
Selon le paragraphe 1 de l’article X, « la Colombie exonère les Etats Unis, et les sous-traitants des Etats-Unis, sauf les citoyens colombiens et les étrangers ayant une résidence permanente en Colombie, de tout les droits de douane, taxes, impôts et autres contributions qu’ils devraient payer en Colombie, pour l’importation, acquisition et utilisation de biens en Colombie, et sur les fonds qui sont utilisés en Colombie pour les activités effectuées en conformité avec le présent Accord. » Cette clause annihile la souveraineté tributaire de la Colombie, qui consiste en le droit inaliénable d’établir et de recevoir des impôts pour les activités économiques réalisées sur son propre territoire. Il faut signaler, honteusement, que l’infâme Traité contre la Double Imposition entre les Etats-Unis et le Venezuela dispose d‘ une clause similaire, d’abdication du pouvoir du Venezuela de recevoir des impôts des entreprises et citoyens étasuniens qui réalisent une activité économique dans notre pays. Sommes-nous donc un pays occupé ? Ou les Etats-Unis nous imposent-ils leur volonté sans avoir besoin de nous envahir ?
L’ENVAHISSEUR N’EST PAS SOUMIS AUX TRIBUNAUX
Selon l’article XXIV, s’il y a des désaccords sur l’application de la convention « les controverses ne seront soumises à aucune cour ou tribunal national ou international, ni à aucun organisme similaire, ni à des tierces parties, pour leur résolution, sauf en cas d’accord mutuel entre les parties. » A travers cet article, la Colombie renonce à son droit souverain de résoudre avec ses propres tribunaux les controverses sur les contrats d’intérêt public. Rappelons qu’une sentence du Tribunal Suprême du Venezuela annule la souveraineté juridictionnelle de notre pays en soutenant que les controverses sur nos contrats d’intérêt public peuvent être décidés par des tribunaux ou des organismes d’arbitrage étrangers, comme cela se passe dans le cas de EXXON. Sommes-nous donc un pays occupé ?
Ou certaines autorités nous considèrent comme un pays occupé ? Décidons-le.
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Cette article a été traduit avec l'autorisation de Luis Britto Garcia.
L'article original se trouve ici
Merci de me contacter pour toute proposition d'amélioration de la traduction.
R.V.
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8 sept. 2009
Guerre planifiée

1
Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu : cela fait des années que j'écris que tout pays qui possède des hydrocarbures aura une guerre dans le futur, et que le plan directeur des Etats-Unis est de créer un conflit entre la Colombie et le Vénézuela pour s'accaparer des ruines des deux pays. Mais un pronostic n'est pas une fatalité. Nous examinons déjà les faiblesses qui peuvent nous faire perdre. Nous étudions les forces qui peuvent nous sauver.
Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu : cela fait des années que j'écris que tout pays qui possède des hydrocarbures aura une guerre dans le futur, et que le plan directeur des Etats-Unis est de créer un conflit entre la Colombie et le Vénézuela pour s'accaparer des ruines des deux pays. Mais un pronostic n'est pas une fatalité. Nous examinons déjà les faiblesses qui peuvent nous faire perdre. Nous étudions les forces qui peuvent nous sauver.
2
Un conflit contre le Venezuela est un conflit contre la région. Bolivar a dit que pour nous la Patrie est l'Amérique. L'intrusion de forces étrangères est une invasion pour nous tous. Les objectifs des bases militaires des Etats-Unis sont les hydrocarbures, l'eau douce et la biodiversité de l'Equateur, du Brésil et du Venezuela, et par la même de la Bolivie, du Paraguay, de l'Argentine et du reste de l'Amérique du Sud. Le Brésil est, selon les années, la sixième ou septième économie du monde, le huitième producteur d'armement, et avec ses 176 millions d'habitants on pourrait monter une armée, en partant de ses forces actuelles de 361 928 soldats, qui dépasserait largement les 459 687 soldats que compte le Budget de la Colombie en 2007. La grande armée de Napoléon s'est précipitée dans un abime dans l'immensité de la Russie; les 8 547 000 km2 du Brésil pourraient être la tombe de beaucoup de paramilitaires. N'importe quelle agression regrouperait toute la région autour du Brésil; l'Union Européenne, la Russie et la Chine feraient pression contre le déséquilibre des pouvoirs dans la région. D'autre part, Cuba serait de notre côté. Cuba qui à infligé une déroute aux Etats-Unis à Playa Girón et à l'apartheid en Afrique du Sud.
3
Le prétexte, ou l'alibi, pour ouvrir les portes à l'armée des Etats-Unis serait donc l'incapacité des forces colombiennes de soumettre quelques cartels de délinquants et un peu plus de 10 000 insurgés politiques. Au lieu de faire appliquer la loi, le pouvoir en place est entré dans l'illégalité, se transmuant en un pouvoir paramilitaire, parajudiciaire, parapolitique, narcopolitique. On ne peut prétendre contrôler le quartier quand on ne gouverne pas sa propre maison. Il n'y a pas de place pour deux coqs dans le même poulailler, et si deux armées partagent le même territoire c'est parce que l'une d'entre elle joue le rôle de la poule. Avant d'ouvrir la porte à un occupant étranger, le gouvernement qui a perdu le contrôle de la situation devrait démissionner pour incompétence, laisser le passage à son propre peuple souverain, le secteur qui a le plus souffert dans un conflit civil qui dure depuis plus de soixante ans. Un patriote peut renoncer au gouvernement, mais pas à la souveraineté.
4
Et en effet, dans la République voisine, une totale abdication de la souveraineté à eu lieu. Si l'on entend par Souveraineté le pouvoir inaliénable de se doter de lois propres, de les exécuter et de juger les controverses sur leur application, ces trois attributs n'existent plus pour le gouvernement - pas pour le peuple - d'un pays voisin. Le pouvoir de légiférer a expiré, car il a été livré par des accords secrets que le Président n'ose pas rendre publics. La faculté d'exécution des lois est décédée, car des soldats étrangers sous contrôle étranger s'attribuent le contrôle des insurgés et du narcotrafic, qui sont le ressort des pouvoirs publics locaux. Le droit à juger des controverses est mort, car les soldats étrangers jouissent d'immunité face aux lois de la République Sœur et ne peuvent être poursuivis par ses tribunaux.
5
Le propriétaire des bases étasuniennes sont les Etats-Unis. Projettent-ils de se plonger dans une nouvelle guerre? Ils sont déjà embourbés dans deux conflits majeurs. Les 2 ont commencé par de faux prétextes. Les 2 ont commencé avec la promesse d'une victoire en quelques semaines. Les 2 se trainent depuis plus de 6 ans. Dans les 2 ses forces sont démoralisées, se droguent, se suicident, désertent. Dans aucune des 2 le final n'est proche. Nous ouvrons à peine la chambre des horreurs et le monde s'épouvante face aux tortures, aux assassinats de civils, aux déportations en masse. Les Etats-Unis se débattent entre la crise financière, le chômage et la perspective d'une insurrection sociale.
6
Les bravades guerrières, les luttes martiales, le fait de se cacher derrière le policier du monde peuvent paraitre des projets napoléoniens, mais sur les pistes tout geste guindé dissimule des misères. La grandiloquente menace est la jonglerie de faire passer dans l'anneau un Traité de Libre Commerce et la réélection d'un équilibriste. Chacun est de la taille de ses stratagèmes.
7
Face à des intentions aussi mesquines évitons les grandes phrases. L'oligarchie voisine comprend le langage des faits. Il a suffit d'une défense énergique des eaux territoriales pour qu'ils retirent la frégate Caldas. Il a suffit d'un contrôle de la contrebande d'extraction pour qu'ils présentent des excuses pour l'enlèvement de Granda. Il suffira d'un filtre modéré de douanes pour que l'oligarchie, qui se nourrit de notre pétrole et de nos aliments subventionnés et exporte chaque année des biens pour une valeur de 6 milliards de dollars vers le Venezuela, tire les oreilles de son porte parole querelleur et l'envoie s'excuser telle une docile brebis. Entre les 2 pays il y a un tas d'intérêts, d'affaires et d'emplois qui ne peuvent être sacrifiés au nom de la stratégie de réélection d'un politique. Surveillons les bases militaires de l'autre coté de la frontière : détruisons les bases paramilitaires qui nous ont occupé sans avoir à tirer une balle. Ne concédons pas d'immunité judiciaire aux soldats étrangers, ni d'immunité judiciaire ou fiscale aux capitaux étrangers. Une Guerre planifiée tue ceux qui ne sont pas préparés.
8
Ceux qui servent d'instrument aux Etats-Unis se mettent la corde au cou. Les talibans et Saddam Hussein ont été armés par l'Empire, pour ensuite être bombardés et lynchés. C'est comme ca que le diable paye ceux qui le servent.
9
Pendant ce temps, fortifions-nous.
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28 août 2009
L'ennemi est à la porte

Les Etats-Unis ne peuvent pas occuper militairement toute l'Amérique Latine et les Caraibes. Son armée compte 2 millions d'effectifs, les nôtres à peine 1 million et demi. Pour occuper nos territoires il devrait mobiliser un nombre d'hommes équivalent, en négligeant des lieux d'opérations vitaux ou en recrutant, ce qui n'est pas viable logistiquement et économiquement. Cela poserait aussi des problèmes difficilement gérables de contrôle social et de contre-insurgence. L'empire maintient son hégémonie à travers la pression sur les gouvernements complices, la pénétration culturelle et les bases qui facilitent l'intervention militaire. Comme l'a dit Bush en 2002 en présentant la nouvelle stratégie de sécurité nationale : " Les Etats Unis vont avoir besoin de bases et de postes a l'intérieur et au delà de l'Europe Occidentale et du Nord-est de l'Asie, ainsi que d’arrangements temporaires pour le déploiement de nos forces à grande distance" (Bush, 2002).
L'occupation militaire du monde
Les Etats-Unis occupent, comme propriétaire ou en location, 6 000 bases militaires sur son territoire et 872 hors de son territoire. Ces bases accueillent 253 288 soldats avec leurs familles et le personnel de soutien et 44 446 étrangers engagés contractuellement et elles se composent de 44 870 casernes, hôpitaux, dépôts et autres structures propres, et 4 844 en location. Des décisions souveraines ont fait fermer certaines bases: l'Empire a désoccupé la base Howard en 1999 suite aux accords sur la canal de Panama; le Brésil refusa le projet d'implantation de la base de Alcántara dans le Maranhão et Rafael Correa ordonna de déloger les bases de Manta, en Equateur. Mais il reste les bases de Guantánamo à Cuba, Vieques à Puerto Rico, Soto Cano au Honduras, Comalapa au Salvador, et celles de Iquitos, au Pérou, qui surplombent l'Amazonie, ainsi que celles de Santa Lucía Huallaga, Santa Lucía et Palmapampa. Une autre base des Etats-Unis fonctionne au Paraguay: les soldats qui l'occupent jouissent de l'impunité pour violer les lois paraguayennes. Le « Commando Sur » possède aussi 17 bases terrestres de radars: 4 en Colombie, 3 au Pérou, et plusieurs bases mobiles ou secrètes dans les Andes et les Caraïbes.
L'occupation militaire du monde
Les Etats-Unis occupent, comme propriétaire ou en location, 6 000 bases militaires sur son territoire et 872 hors de son territoire. Ces bases accueillent 253 288 soldats avec leurs familles et le personnel de soutien et 44 446 étrangers engagés contractuellement et elles se composent de 44 870 casernes, hôpitaux, dépôts et autres structures propres, et 4 844 en location. Des décisions souveraines ont fait fermer certaines bases: l'Empire a désoccupé la base Howard en 1999 suite aux accords sur la canal de Panama; le Brésil refusa le projet d'implantation de la base de Alcántara dans le Maranhão et Rafael Correa ordonna de déloger les bases de Manta, en Equateur. Mais il reste les bases de Guantánamo à Cuba, Vieques à Puerto Rico, Soto Cano au Honduras, Comalapa au Salvador, et celles de Iquitos, au Pérou, qui surplombent l'Amazonie, ainsi que celles de Santa Lucía Huallaga, Santa Lucía et Palmapampa. Une autre base des Etats-Unis fonctionne au Paraguay: les soldats qui l'occupent jouissent de l'impunité pour violer les lois paraguayennes. Le « Commando Sur » possède aussi 17 bases terrestres de radars: 4 en Colombie, 3 au Pérou, et plusieurs bases mobiles ou secrètes dans les Andes et les Caraïbes.
Des bases contre l'Amérique Latine
Au début du troisième millénaire, les Etats-Unis installent les bases aériennes de Reina Beatriz à Aruba et de Hato Rey à Curazao, comme réponse au refus de Chavez d'installer des bases et de survoler le territoire vénézuélien. En Colombie, où une intervention militaire massive est en cours, la base aérienne de Tres Esquinas et de Larandia fonctionnaient déjà: des aéronefs opèrent dans les aéroports de Aplay, Melgar, Cali, El Dorado, Palanquero, Medellín, Barranquilla et Cartagena. Depuis l'une de ces bases, avec l'appui de la technologie et du personnel des Etats-Unis, la Colombie a lancé son attaque contre l'Equateur au début de 2008. Les Etats-Unis ont le contrôle total sur ces enclaves. Ainsi, l'agence EFE de Bogota informe que "Le 22 avril l'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie, William Brownfield, s'est réuni avec le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, pour lui communiquer que le Département d'Etat a décidé de "lever le veto appliqué depuis janvier 2003 à la base aérienne de Palanquero, au centre du pays, qui était sanctionnée depuis 1999 lorsque des avions qui avaient décollé de cette base bombardèrent par erreur un village et tuèrent 18 agriculteurs." Les Etats-Unis sanctionnent, imposent ou lèvent des vetos sur les bases militaires en territoire colombien, et ses soldats sont exempts des lois colombiennes. Il faut désormais ajouter à cette collection d'enclaves les bases de Malambo, Palanquero, Apiay, Tumaco, Bahía Málaga, Tolemaida et Fuerte Larandia.
La résurrection de Manta
Le "Commando Sur" a obtenu du régime du Président équatorien Noboa la base Aérienne de Manta sur la cote du Nord-est, qui dominait la région du Putumayo et étendait la surveillance aérienne sur toute la région andine et fournissait des données d'Intelligence à l'armée colombienne et aux escadrons de la mort entrainés et dirigés par les USA. Selon Pace, Manta "est la clef pour réajuster notre zone de responsabilité, notre architecture (l'appareil militaire) et pour étendre la portée de notre couverture aérienne de DM et T (Détection, Contrôle et Suivi) dans les Zones Sources (de production de drogues)" (Zibechi, 2005). Le président Correa donna l'ordre catégorique de désoccuper Manta. À sa place, les Etats-Unis projettent d'installer 2 bases supplémentaires de capacités égales en Colombie, dont une à Cartagena pour les opérations de la IVème flotte de l'Atlantique.
Un demi-million d'effectifs
La Colombie en 2007 possède 459 687 fonctionnaires occupés à la Défense et Sécurité et dépense chaque année 6,5% de son PIB dans la guerre, quelques 22 milliards de dollars, selon Juan Camilo Restrepo et Pedro Medellín (Semanario VOZ, edition 2427, cit. par Álvaro Angarita: “Crece el gasto militar. Guerra devora el presupuesto”; 27-2-2008 www.geocities.com/vozxcol/voz.pdf). En 2009 le Département d'Etat a dépensé 520 millions de dollars dans le Plan Colombie. Quelqu'un croit-il vraiment que ce formidable déploiement de la première puissance militaire du monde, en association avec le pays le plus militarisé d'Amérique Latine, a pour objectif de dérouter 10 000 insurgés et quelques trafiquants? Il a pour cible les réserves d'hydrocarbures, d'eau et de biodiversité du Venezuela, de l'Equateur et du Brésil.
Des bases inutiles
L'objectif est inutile. Ni la Colombie ni les Etats-Unis ne peuvent dominer avec succès le démesuré Brésil et ses alliés. Les bases sont bonnes pour l'espionnage, les attentats et les interventions mais elles ont des limites. Cela fait plus d'un siècle que les Etats-Unis maintiennent l'enclave de Guantanamo à Cuba. Ses marines n'en sortent pas car ils savent qu'ils trouveront la résistance compacte d'un peuple irréductible. Il est difficile de suivre la voie pacifique quand l'adversaire choisit la violence. Avant de s'occuper des bases extérieures occupons nous à organiser la résistance et déshabiliter les enclaves de l'Empire dans notre pays. Le peuple armé ne sera jamais humilié.
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6 août 2009
Guerre contre le Venezuela

. Hugo Chávez Frías évoque la possibilité qu'une guerre se déclenche contre le Venezuela.
. Cette possible guerre commence sans déclaration.
. Des pelotons paramilitaires traversent la frontière sans obstacles et occupent des positions dans tout le pays sans avoir à combattre.
. Les prêts à usure, le narcotrafic, les sicaires, les achat de fonds et d’entreprises stratégiques, la traite de personnes, les bingos et casinos forment la cinquième colonne qui corrompt puis domine les autorités
. Les médias internationaux inventent de fausses vidéos de Macanao où l'on voit des fondamentalistes islamiques pointer des armes de destruction massive vers Washington.
. Encouragés par l’impunité avec laquelle ils violent la Constitution et les Lois, les médias nationaux diffusent les bobards pour justifier une agression « préventive ».
. En se basant sur la sentence du TSJ (Tribunal Suprême de Justice) qui soumet les contrats d'intérêt publique aux arbitres étrangers, une conspiration de transnationales crible le Venezuela de demandes en justice téméraires afin de soumettre à un embargo ses biens à l'extérieur et ses réserves internationales.
. En se basant sur la doctrine selon laquelle les Traités sur les Droits de l'Homme l'emportent sur la Constitution, un juge étranger destitue le président du Venezuela pour une supposée violation des Droits de l'Homme.
. La Lloyd's de Londres déclare que les ports et aéroports vénézuéliens sont dangereux, afin que les bateaux et avions ne fassent plus d'escale au Venezuela sous peine de voir leurs assurances invalidées.
. Encouragés par l’impunité qui suivit le sabotage de 2002, les monopoles nationaux de distribution d’aliments se joignent au blocus en lançant un nouveau lock-out.
. Un pays voisin mobilise vers nos frontières les 459.687 hommes armés qui figurent dans le Budget de sa Défense, accompagnés par des centaines de milliers d'autres qui ne figurent pas dans le Budget.
. Des bandes d'étrangers en situation irrégulière, entrainés, armés et organisés militairement, imposent leur autorité de fait dans des zones où, comme l'a reconnu le président, l'autorité de l'Etat est très faible.
. Suite à l’appel au recrutement de l’armée, les vénézuéliens qui possèdent aussi la nationalité d’un autre pays, grâce au régime de double nationalité, refusent de s’enrôler en prétextant qu’ils ont des devoirs militaires envers leur autre patrie. Ils se présentent aux consulats de leur autre pays afin de recevoir des instructions sur comment utiliser leurs compétences et leurs postes au sein des pouvoir Législatif, Exécutif, Judiciaire, Moral et Electoral du Venezuela contre celui-ci.
. Les juges, gouverneurs, maires, députés, ministres, diplomatiques et officiels s’entassent dans les files d’attente.
· Suivant les instructions des ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council, plusieurs ethnies proclament leur autonomie, se déclarent à part du peuple vénézuélien et propriétaires exclusifs du sol et du sous-sol des zones stratégiques, et renient au Venezuela le droit de disposer de ces zones et d'y exercer son autorité.
. De la même façon qu'ils l'ont fait contre la Révolution Sandiniste, les ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council obtiennent une sanction contre le Venezuela auprès de la Cour Interaméricaine des Droits Humains de l'OEA, et mettent en place leurs lobbys pour faire condamner notre pays par l'ONU et l'OIT (Organisation Internationale du Travail)
. Les gouverneurs des régions frontalières qui se mettaient d’accord avec le consul d’une République voisine afin de prendre des décisions « à niveau de gouvernement », rétablissent la communication afin d’adopter des mesures « à niveau de gouvernement d’occupation ».
· Haliburton et les transnationales qui se sont partagé le pétrole Irakien se mettent d'accord pour se répartir l'industrie des hydrocarbures et les réserves du Venezuela.
. Les agences d’intelligence étasuniennes maintiennent un espionnage constant des communications vénézuéliennes grâce à leurs softwares commerciaux, et au retard dans l’adoption de softwares libres, et larguent un virus au moment choisi.
· Un commando dirigé par Posada Carriles depuis Miami, et entrainé par les services secrets d'une puissance militaire du Moyen-Orient échoue dans sa tentative d'attentat numéro cinquante contre le Président du Venezuela.
. Encouragés par leur impunité lors des violations de la Constitution et de la "Loi Resorte", les medias privés informent que l'attentat a réussi et qu'une junte présidée par Carmona Estanga a été assermentée.
. Encouragés par l’impunité dans la pratique illégale d’interférer dans les programmes avec des insertions publicitaires, les émetteurs de chaines de télévision interférent et défigurent tout les démentis des autorités légitimes.
· Les Etats-Unis mobilisent leur 4ème Flotte vers la base navale Reina Cristina à Curaçao et vers la nouvelle base navale qu'un pays voisin leur a autorisé a installer sur sa cote caribéenne.
. Une cinquantaine de commandos et une dizaine d'attentats précis, contre les voies et points stratégiques de transport de biens et d'énergie mal surveillés, isolent le Venezuela
· Des excédents d'aéroplanes et de missiles utilisés lors de l'agression contre l'Equateur en 2008, dirigés depuis les bases étasuniennes du pays voisin, sont lancés sur des cibles stratégiques préalablement sélectionnées par des avions et satellites espions.
. Une multitude d’opposants se réunit joyeusement et déploie des drapeaux pour recevoir les envahisseurs, et se retrouve foudroyée par le premier missile intelligent.
. Tout les plans d’agression échouent en essayant de désarticuler un pays, dont la seule planification consiste en « tout ca c’est du passé, compatriote ».
· Quatre millions de déplacés de guerre et vingt milles insurgés prennent le pouvoir dans une République voisine, pendant que ses effectifs de 500,000 soldats tuent des moustiques à la frontière.
. Une insurrection sociale d’étasuniens désespérés face à la perspective d’une nouvelle guerre fait rentrer aux ports la quatrième Flotte.
. Toutes les phases de cette guerre, sauf les sept dernières, peuvent être évitées dès aujourd’hui, avec des mesures précises. Si elles sont conjurées, les sept dernières phases ne se réaliseront pas non plus.
. Cette possible guerre commence sans déclaration.
. Des pelotons paramilitaires traversent la frontière sans obstacles et occupent des positions dans tout le pays sans avoir à combattre.
. Les prêts à usure, le narcotrafic, les sicaires, les achat de fonds et d’entreprises stratégiques, la traite de personnes, les bingos et casinos forment la cinquième colonne qui corrompt puis domine les autorités
. Les médias internationaux inventent de fausses vidéos de Macanao où l'on voit des fondamentalistes islamiques pointer des armes de destruction massive vers Washington.
. Encouragés par l’impunité avec laquelle ils violent la Constitution et les Lois, les médias nationaux diffusent les bobards pour justifier une agression « préventive ».
. En se basant sur la sentence du TSJ (Tribunal Suprême de Justice) qui soumet les contrats d'intérêt publique aux arbitres étrangers, une conspiration de transnationales crible le Venezuela de demandes en justice téméraires afin de soumettre à un embargo ses biens à l'extérieur et ses réserves internationales.
. En se basant sur la doctrine selon laquelle les Traités sur les Droits de l'Homme l'emportent sur la Constitution, un juge étranger destitue le président du Venezuela pour une supposée violation des Droits de l'Homme.
. La Lloyd's de Londres déclare que les ports et aéroports vénézuéliens sont dangereux, afin que les bateaux et avions ne fassent plus d'escale au Venezuela sous peine de voir leurs assurances invalidées.
. Encouragés par l’impunité qui suivit le sabotage de 2002, les monopoles nationaux de distribution d’aliments se joignent au blocus en lançant un nouveau lock-out.
. Un pays voisin mobilise vers nos frontières les 459.687 hommes armés qui figurent dans le Budget de sa Défense, accompagnés par des centaines de milliers d'autres qui ne figurent pas dans le Budget.
. Des bandes d'étrangers en situation irrégulière, entrainés, armés et organisés militairement, imposent leur autorité de fait dans des zones où, comme l'a reconnu le président, l'autorité de l'Etat est très faible.
. Suite à l’appel au recrutement de l’armée, les vénézuéliens qui possèdent aussi la nationalité d’un autre pays, grâce au régime de double nationalité, refusent de s’enrôler en prétextant qu’ils ont des devoirs militaires envers leur autre patrie. Ils se présentent aux consulats de leur autre pays afin de recevoir des instructions sur comment utiliser leurs compétences et leurs postes au sein des pouvoir Législatif, Exécutif, Judiciaire, Moral et Electoral du Venezuela contre celui-ci.
. Les juges, gouverneurs, maires, députés, ministres, diplomatiques et officiels s’entassent dans les files d’attente.
· Suivant les instructions des ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council, plusieurs ethnies proclament leur autonomie, se déclarent à part du peuple vénézuélien et propriétaires exclusifs du sol et du sous-sol des zones stratégiques, et renient au Venezuela le droit de disposer de ces zones et d'y exercer son autorité.
. De la même façon qu'ils l'ont fait contre la Révolution Sandiniste, les ONG étasuniennes Indian Resource Law Center et International Indian Treaty Council obtiennent une sanction contre le Venezuela auprès de la Cour Interaméricaine des Droits Humains de l'OEA, et mettent en place leurs lobbys pour faire condamner notre pays par l'ONU et l'OIT (Organisation Internationale du Travail)
. Les gouverneurs des régions frontalières qui se mettaient d’accord avec le consul d’une République voisine afin de prendre des décisions « à niveau de gouvernement », rétablissent la communication afin d’adopter des mesures « à niveau de gouvernement d’occupation ».
· Haliburton et les transnationales qui se sont partagé le pétrole Irakien se mettent d'accord pour se répartir l'industrie des hydrocarbures et les réserves du Venezuela.
. Les agences d’intelligence étasuniennes maintiennent un espionnage constant des communications vénézuéliennes grâce à leurs softwares commerciaux, et au retard dans l’adoption de softwares libres, et larguent un virus au moment choisi.
· Un commando dirigé par Posada Carriles depuis Miami, et entrainé par les services secrets d'une puissance militaire du Moyen-Orient échoue dans sa tentative d'attentat numéro cinquante contre le Président du Venezuela.
. Encouragés par leur impunité lors des violations de la Constitution et de la "Loi Resorte", les medias privés informent que l'attentat a réussi et qu'une junte présidée par Carmona Estanga a été assermentée.
. Encouragés par l’impunité dans la pratique illégale d’interférer dans les programmes avec des insertions publicitaires, les émetteurs de chaines de télévision interférent et défigurent tout les démentis des autorités légitimes.
· Les Etats-Unis mobilisent leur 4ème Flotte vers la base navale Reina Cristina à Curaçao et vers la nouvelle base navale qu'un pays voisin leur a autorisé a installer sur sa cote caribéenne.
. Une cinquantaine de commandos et une dizaine d'attentats précis, contre les voies et points stratégiques de transport de biens et d'énergie mal surveillés, isolent le Venezuela
· Des excédents d'aéroplanes et de missiles utilisés lors de l'agression contre l'Equateur en 2008, dirigés depuis les bases étasuniennes du pays voisin, sont lancés sur des cibles stratégiques préalablement sélectionnées par des avions et satellites espions.
. Une multitude d’opposants se réunit joyeusement et déploie des drapeaux pour recevoir les envahisseurs, et se retrouve foudroyée par le premier missile intelligent.
. Tout les plans d’agression échouent en essayant de désarticuler un pays, dont la seule planification consiste en « tout ca c’est du passé, compatriote ».
· Quatre millions de déplacés de guerre et vingt milles insurgés prennent le pouvoir dans une République voisine, pendant que ses effectifs de 500,000 soldats tuent des moustiques à la frontière.
. Une insurrection sociale d’étasuniens désespérés face à la perspective d’une nouvelle guerre fait rentrer aux ports la quatrième Flotte.
. Toutes les phases de cette guerre, sauf les sept dernières, peuvent être évitées dès aujourd’hui, avec des mesures précises. Si elles sont conjurées, les sept dernières phases ne se réaliseront pas non plus.
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